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	<title>Comment mesure-t-on ? - Contributions [fr]</title>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Acidit%C3%A9_d%27une_solution&amp;diff=932</id>
		<title>Acidité d&#039;une solution</title>
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		<updated>2023-09-19T12:55:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : centrage des images&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Chimie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref : Le potentiel hydrogène, ou pH, est une mesure de l&#039;acidité d&#039;une solution aqueuse. Une valeur inférieure à 7 indique une solution acide, une valeur supérieure à 7 indique une solution basique et une valeur égale à 7 représente une solution neutre. Plusieurs méthodes existent pour mesurer le pH. Les indicateurs colorés, tels que le papier pH, permettent une mesure simple mais peu précise. Ces indicateurs changent de couleur en fonction de l&#039;acidité de la solution, mais les variations subtiles peuvent être difficiles à détecter visuellement. Une méthode plus précise est l&#039;utilisation du pH-mètre, qui mesure des variations de potentiel électrique. Le pH-mètre, composé d&#039;une électrode de verre sensible aux ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt;, convertit ces variations en une valeur de pH grâce à la formule de Nernst. Cette approche fournit une mesure rapide et précise du pH d&#039;une solution.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment mesure-t-on le pH ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH désigne le potentiel hydrogène, c&#039;est-à-dire la concentration de protons H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; contenus dans une solution aqueuse. On dit qu&#039;une solution est acide lorsqu&#039;elle à un pH inférieur à 7, basique lorsque son pH est supérieur à 7, et neutre lorsque son pH est égal à 7.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH peut se mesurer de plusieurs façons. Une première méthode simple mais peu précise consiste à utiliser des indicateurs colorés comme le papier pH. Il existe deux types d&#039;indicateurs colorés : des papiers tests, qui changent de couleur lorsqu&#039;on y dépose un échantillon de solution, et les liquides tests qui changent la couleur de la solution dans laquelle on les ajoute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Indicateurs colorés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le papier pH est composé de molécules qui ont la faculté de changer de couleur en fonction de l&#039;acidité d&#039;une solution. Cette propriété est appelée halochromisme. Ainsi, ce type de molécules permet d&#039;estimer le pH d&#039;une solution. Il est important de noter que cette méthode est peu précise car les faibles variations de couleurs ne sont pas détectées facilement par l&#039;œil. Le papier pH est accompagné d&#039;une échelle de couleurs permettant de déterminer approximativement le pH par comparaison à l&#039;œil nu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Papier_pH.png|Papier indicateur de pH|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indicateurs colorés peuvent être des molécules naturelles. Par exemple, le chou rouge possède un indicateur coloré naturel : la flavine, une molécule anthocyanique qui est violette dans une solution de pH neutre. Si on met cette molécule dans un milieu acide, elle devient rouge, tandis qu&#039;elle passe au vert bleuté dans un milieu basique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jus_chou_rouge.png|Jus de chou rouge à différents pH|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Echelle_chou_rouge.png|Échelle de pH pour le jus de chou rouge|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le pH-mètre===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH-mètre est un instrument permettant de mesurer rapidement et précisément le pH d&#039;une solution. Son principe de fonctionnement repose sur l&#039;utilisation d&#039;une électrode de verre destinée à mesurer des différences de potentiel lorsqu&#039;elle est plongée dans une solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;électrode de verre est composée d&#039;un bulbe en verre spécial, sensible aux ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; et rempli de chlorure de potassium. Lorsque cette électrode est plongée dans une solution test, les ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; présents à la fois dans la solution test et le chlorure de potassium forment une couche des deux côtés de la paroi en verre du bulbe : c&#039;est la « couche de gel ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On utilise également un système de référence, présent dans l&#039;électrode, généralement rempli d&#039;une solution électrolytique stable qui fournit un potentiel constant et connu. Cela permet d&#039;avoir un point de référence fixe pour toutes les mesures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:PH-metre.png|Un pH-mètre|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la concentration d&#039;ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; à l&#039;extérieur du système de mesure (c&#039;est-à-dire dans la solution testée) diffère de celle à l&#039;intérieur du système de mesure (à l&#039;intérieur du bulbe en verre), il y a un déséquilibre. Pour rétablir cet équilibre, des réactions chimiques se produisent à la surface de la paroi en verre, et des ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; peuvent être libérés ou captés. Par exemple, s&#039;il y a moins d&#039;ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; à l&#039;extérieur, certains ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; de la couche de gel interne du bulbe sont libérés dans le chlorure de potassium du bulbe. Pour retrouver un équilibre, de nouvelles réactions chimiques s&#039;effectuent et l&#039;électrode libère des électrons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus entraîne des variations du potentiel électrique entre le système de mesure et le système de référence de l&#039;électrode. Ces variations de potentiel sont ensuite converties en une valeur de pH par le circuit électronique du pH-mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une formule a été établie pour mettre en lien la différence de potentiel &#039;&#039;E&#039;&#039; avec le pH : la loi de Nernst.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La loi de Nernst===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi de Nernst est une équation qui donne le potentiel chimique d&#039;un couple oxydant/réducteur à l&#039;équilibre d&#039;une réaction chimique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Equation_de_Nernst.png|228x42px|center]]&lt;br /&gt;
À partir de l&#039;équation de Nernst, on relie le pH de la solution à la variation de potentiel entre l&#039;électrode de verre et l&#039;électrode standard de référence, à des constantes près :&lt;br /&gt;
ΔE = &#039;&#039;a&#039;&#039;.(pH&amp;lt;sub&amp;gt;échantillon&amp;lt;/sub&amp;gt; - pH&amp;lt;sub&amp;gt;référence&amp;lt;/sub&amp;gt;) + &#039;&#039;b&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important d&#039;étalonner le pH-mètre avec des solutions tampons avant la première mesure pour déterminer les constantes &#039;&#039;a&#039;&#039; et &#039;&#039;b&#039;&#039;. Une fois ces deux valeurs établies, on peut mesurer le pH de n&#039;importe quel échantillon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution tampon est une solution qui a un pH fixe et bien connu. Ce pH reste approximativement constant même si l&#039;on ajoute une faible quantité d&#039;une solution acide ou basique. Cette caractéristique est donc utile pour l&#039;étalonnage d&#039;un pH-mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pour aller plus loin==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Indicateur_de_pH Indicateurs de pH] (Wikipédia)&lt;br /&gt;
* [http://sbeccompany.fr/sciences/chimie/indicateurs_sts.pdf Teintes sensibles : les indicateurs colorés de pH] (PDF, dossier d&#039;Antoine Delon)&lt;br /&gt;
* [https://www.studysmarter.fr/resumes/physique-chimie/chimie/indicateur-colore/ Indicateur coloré, dont le chou rouge] (cours de chimie en ligne)&lt;br /&gt;
* [http://marsal.univ-tln.fr/pHdos/pHdos9/Les_electrodes_de_pH-metrie.htm Les électrodes utilisées en pH-métrie] (cours de Frédéric Marsal, Université de Toulon)&lt;br /&gt;
* [https://www.youtube.com/watch?v%3DzJTQLce-WC8 Fonctionnement de l&#039;électrode du pH-mètre] (vidéo explicative en anglais, sur YouTube)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Acidité d&#039;une solution</title>
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		<updated>2023-09-19T12:52:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : /* La loi de Nernst */ changement de taille de l&amp;#039;image avec l&amp;#039;équation&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Chimie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref : Le potentiel hydrogène, ou pH, est une mesure de l&#039;acidité d&#039;une solution aqueuse. Une valeur inférieure à 7 indique une solution acide, une valeur supérieure à 7 indique une solution basique et une valeur égale à 7 représente une solution neutre. Plusieurs méthodes existent pour mesurer le pH. Les indicateurs colorés, tels que le papier pH, permettent une mesure simple mais peu précise. Ces indicateurs changent de couleur en fonction de l&#039;acidité de la solution, mais les variations subtiles peuvent être difficiles à détecter visuellement. Une méthode plus précise est l&#039;utilisation du pH-mètre, qui mesure des variations de potentiel électrique. Le pH-mètre, composé d&#039;une électrode de verre sensible aux ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt;, convertit ces variations en une valeur de pH grâce à la formule de Nernst. Cette approche fournit une mesure rapide et précise du pH d&#039;une solution.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment mesure-t-on le pH ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH désigne le potentiel hydrogène, c&#039;est-à-dire la concentration de protons H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; contenus dans une solution aqueuse. On dit qu&#039;une solution est acide lorsqu&#039;elle à un pH inférieur à 7, basique lorsque son pH est supérieur à 7, et neutre lorsque son pH est égal à 7.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH peut se mesurer de plusieurs façons. Une première méthode simple mais peu précise consiste à utiliser des indicateurs colorés comme le papier pH. Il existe deux types d&#039;indicateurs colorés : des papiers tests, qui changent de couleur lorsqu&#039;on y dépose un échantillon de solution, et les liquides tests qui changent la couleur de la solution dans laquelle on les ajoute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Indicateurs colorés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le papier pH est composé de molécules qui ont la faculté de changer de couleur en fonction de l&#039;acidité d&#039;une solution. Cette propriété est appelée halochromisme. Ainsi, ce type de molécules permet d&#039;estimer le pH d&#039;une solution. Il est important de noter que cette méthode est peu précise car les faibles variations de couleurs ne sont pas détectées facilement par l&#039;œil. Le papier pH est accompagné d&#039;une échelle de couleurs permettant de déterminer approximativement le pH par comparaison à l&#039;œil nu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Papier_pH.png|Papier indicateur de pH]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indicateurs colorés peuvent être des molécules naturelles. Par exemple, le chou rouge possède un indicateur coloré naturel : la flavine, une molécule anthocyanique qui est violette dans une solution de pH neutre. Si on met cette molécule dans un milieu acide, elle devient rouge, tandis qu&#039;elle passe au vert bleuté dans un milieu basique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jus_chou_rouge.png|Jus de chou rouge à différents pH]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Echelle_chou_rouge.png|Échelle de pH pour le jus de chou rouge]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le pH-mètre===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH-mètre est un instrument permettant de mesurer rapidement et précisément le pH d&#039;une solution. Son principe de fonctionnement repose sur l&#039;utilisation d&#039;une électrode de verre destinée à mesurer des différences de potentiel lorsqu&#039;elle est plongée dans une solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;électrode de verre est composée d&#039;un bulbe en verre spécial, sensible aux ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; et rempli de chlorure de potassium. Lorsque cette électrode est plongée dans une solution test, les ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; présents à la fois dans la solution test et le chlorure de potassium forment une couche des deux côtés de la paroi en verre du bulbe : c&#039;est la « couche de gel ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On utilise également un système de référence, présent dans l&#039;électrode, généralement rempli d&#039;une solution électrolytique stable qui fournit un potentiel constant et connu. Cela permet d&#039;avoir un point de référence fixe pour toutes les mesures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:PH-metre.png|Un pH-mètre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la concentration d&#039;ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; à l&#039;extérieur du système de mesure (c&#039;est-à-dire dans la solution testée) diffère de celle à l&#039;intérieur du système de mesure (à l&#039;intérieur du bulbe en verre), il y a un déséquilibre. Pour rétablir cet équilibre, des réactions chimiques se produisent à la surface de la paroi en verre, et des ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; peuvent être libérés ou captés. Par exemple, s&#039;il y a moins d&#039;ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; à l&#039;extérieur, certains ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; de la couche de gel interne du bulbe sont libérés dans le chlorure de potassium du bulbe. Pour retrouver un équilibre, de nouvelles réactions chimiques s&#039;effectuent et l&#039;électrode libère des électrons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus entraîne des variations du potentiel électrique entre le système de mesure et le système de référence de l&#039;électrode. Ces variations de potentiel sont ensuite converties en une valeur de pH par le circuit électronique du pH-mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une formule a été établie pour mettre en lien la différence de potentiel &#039;&#039;E&#039;&#039; avec le pH : la loi de Nernst.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La loi de Nernst===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi de Nernst est une équation qui donne le potentiel chimique d&#039;un couple oxydant/réducteur à l&#039;équilibre d&#039;une réaction chimique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Equation_de_Nernst.png|228x42px|center]]&lt;br /&gt;
À partir de l&#039;équation de Nernst, on relie le pH de la solution à la variation de potentiel entre l&#039;électrode de verre et l&#039;électrode standard de référence, à des constantes près :&lt;br /&gt;
ΔE = &#039;&#039;a&#039;&#039;.(pH&amp;lt;sub&amp;gt;échantillon&amp;lt;/sub&amp;gt; - pH&amp;lt;sub&amp;gt;référence&amp;lt;/sub&amp;gt;) + &#039;&#039;b&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important d&#039;étalonner le pH-mètre avec des solutions tampons avant la première mesure pour déterminer les constantes &#039;&#039;a&#039;&#039; et &#039;&#039;b&#039;&#039;. Une fois ces deux valeurs établies, on peut mesurer le pH de n&#039;importe quel échantillon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution tampon est une solution qui a un pH fixe et bien connu. Ce pH reste approximativement constant même si l&#039;on ajoute une faible quantité d&#039;une solution acide ou basique. Cette caractéristique est donc utile pour l&#039;étalonnage d&#039;un pH-mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pour aller plus loin==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Indicateur_de_pH Indicateurs de pH] (Wikipédia)&lt;br /&gt;
* [http://sbeccompany.fr/sciences/chimie/indicateurs_sts.pdf Teintes sensibles : les indicateurs colorés de pH] (PDF, dossier d&#039;Antoine Delon)&lt;br /&gt;
* [https://www.studysmarter.fr/resumes/physique-chimie/chimie/indicateur-colore/ Indicateur coloré, dont le chou rouge] (cours de chimie en ligne)&lt;br /&gt;
* [http://marsal.univ-tln.fr/pHdos/pHdos9/Les_electrodes_de_pH-metrie.htm Les électrodes utilisées en pH-métrie] (cours de Frédéric Marsal, Université de Toulon)&lt;br /&gt;
* [https://www.youtube.com/watch?v%3DzJTQLce-WC8 Fonctionnement de l&#039;électrode du pH-mètre] (vidéo explicative en anglais, sur YouTube)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Accueil</title>
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		<updated>2023-09-18T23:14:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : ajouté Chimie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous sommes fréquemment confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce site traite des méthodes de mesures dans différents domaines. Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; donne un résumé simplifié. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Généralités|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Grandeur, valeur et unité]]&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Justesse d&#039;un instrument]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Biologie|Biologie]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
*[[Estimation d&#039;une population animale]]&lt;br /&gt;
*[[Toxicité du venin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Chimie|Chimie]]==&lt;br /&gt;
*[[Acidité d&#039;une solution]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un séisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Chimie&amp;diff=929</id>
		<title>Catégorie:Chimie</title>
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		<updated>2023-09-18T23:08:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Acidit%C3%A9_d%27une_solution&amp;diff=928</id>
		<title>Acidité d&#039;une solution</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Acidit%C3%A9_d%27une_solution&amp;diff=928"/>
		<updated>2023-09-18T23:06:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : article écrit par Léo Buron et Thomas Keita&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Chimie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref : Le potentiel hydrogène, ou pH, est une mesure de l&#039;acidité d&#039;une solution aqueuse. Une valeur inférieure à 7 indique une solution acide, une valeur supérieure à 7 indique une solution basique et une valeur égale à 7 représente une solution neutre. Plusieurs méthodes existent pour mesurer le pH. Les indicateurs colorés, tels que le papier pH, permettent une mesure simple mais peu précise. Ces indicateurs changent de couleur en fonction de l&#039;acidité de la solution, mais les variations subtiles peuvent être difficiles à détecter visuellement. Une méthode plus précise est l&#039;utilisation du pH-mètre, qui mesure des variations de potentiel électrique. Le pH-mètre, composé d&#039;une électrode de verre sensible aux ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt;, convertit ces variations en une valeur de pH grâce à la formule de Nernst. Cette approche fournit une mesure rapide et précise du pH d&#039;une solution.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment mesure-t-on le pH ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH désigne le potentiel hydrogène, c&#039;est-à-dire la concentration de protons H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; contenus dans une solution aqueuse. On dit qu&#039;une solution est acide lorsqu&#039;elle à un pH inférieur à 7, basique lorsque son pH est supérieur à 7, et neutre lorsque son pH est égal à 7.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH peut se mesurer de plusieurs façons. Une première méthode simple mais peu précise consiste à utiliser des indicateurs colorés comme le papier pH. Il existe deux types d&#039;indicateurs colorés : des papiers tests, qui changent de couleur lorsqu&#039;on y dépose un échantillon de solution, et les liquides tests qui changent la couleur de la solution dans laquelle on les ajoute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Indicateurs colorés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le papier pH est composé de molécules qui ont la faculté de changer de couleur en fonction de l&#039;acidité d&#039;une solution. Cette propriété est appelée halochromisme. Ainsi, ce type de molécules permet d&#039;estimer le pH d&#039;une solution. Il est important de noter que cette méthode est peu précise car les faibles variations de couleurs ne sont pas détectées facilement par l&#039;œil. Le papier pH est accompagné d&#039;une échelle de couleurs permettant de déterminer approximativement le pH par comparaison à l&#039;œil nu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Papier_pH.png|Papier indicateur de pH]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indicateurs colorés peuvent être des molécules naturelles. Par exemple, le chou rouge possède un indicateur coloré naturel : la flavine, une molécule anthocyanique qui est violette dans une solution de pH neutre. Si on met cette molécule dans un milieu acide, elle devient rouge, tandis qu&#039;elle passe au vert bleuté dans un milieu basique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jus_chou_rouge.png|Jus de chou rouge à différents pH]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Echelle_chou_rouge.png|Échelle de pH pour le jus de chou rouge]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le pH-mètre===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH-mètre est un instrument permettant de mesurer rapidement et précisément le pH d&#039;une solution. Son principe de fonctionnement repose sur l&#039;utilisation d&#039;une électrode de verre destinée à mesurer des différences de potentiel lorsqu&#039;elle est plongée dans une solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;électrode de verre est composée d&#039;un bulbe en verre spécial, sensible aux ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; et rempli de chlorure de potassium. Lorsque cette électrode est plongée dans une solution test, les ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; présents à la fois dans la solution test et le chlorure de potassium forment une couche des deux côtés de la paroi en verre du bulbe : c&#039;est la « couche de gel ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On utilise également un système de référence, présent dans l&#039;électrode, généralement rempli d&#039;une solution électrolytique stable qui fournit un potentiel constant et connu. Cela permet d&#039;avoir un point de référence fixe pour toutes les mesures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:PH-metre.png|Un pH-mètre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la concentration d&#039;ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; à l&#039;extérieur du système de mesure (c&#039;est-à-dire dans la solution testée) diffère de celle à l&#039;intérieur du système de mesure (à l&#039;intérieur du bulbe en verre), il y a un déséquilibre. Pour rétablir cet équilibre, des réactions chimiques se produisent à la surface de la paroi en verre, et des ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; peuvent être libérés ou captés. Par exemple, s&#039;il y a moins d&#039;ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; à l&#039;extérieur, certains ions H&amp;lt;sup&amp;gt;+&amp;lt;/sup&amp;gt; de la couche de gel interne du bulbe sont libérés dans le chlorure de potassium du bulbe. Pour retrouver un équilibre, de nouvelles réactions chimiques s&#039;effectuent et l&#039;électrode libère des électrons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus entraîne des variations du potentiel électrique entre le système de mesure et le système de référence de l&#039;électrode. Ces variations de potentiel sont ensuite converties en une valeur de pH par le circuit électronique du pH-mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une formule a été établie pour mettre en lien la différence de potentiel &#039;&#039;E&#039;&#039; avec le pH : la loi de Nernst.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La loi de Nernst===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La loi de Nernst est une équation qui donne le potentiel chimique d&#039;un couple oxydant/réducteur à l&#039;équilibre d&#039;une réaction chimique.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Equation_de_Nernst.png]]&lt;br /&gt;
À partir de l&#039;équation de Nernst, on relie le pH de la solution à la variation de potentiel entre l&#039;électrode de verre et l&#039;électrode standard de référence, à des constantes près :&lt;br /&gt;
ΔE = &#039;&#039;a&#039;&#039;.(pH&amp;lt;sub&amp;gt;échantillon&amp;lt;/sub&amp;gt; - pH&amp;lt;sub&amp;gt;référence&amp;lt;/sub&amp;gt;) + &#039;&#039;b&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important d&#039;étalonner le pH-mètre avec des solutions tampons avant la première mesure pour déterminer les constantes &#039;&#039;a&#039;&#039; et &#039;&#039;b&#039;&#039;. Une fois ces deux valeurs établies, on peut mesurer le pH de n&#039;importe quel échantillon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une solution tampon est une solution qui a un pH fixe et bien connu. Ce pH reste approximativement constant même si l&#039;on ajoute une faible quantité d&#039;une solution acide ou basique. Cette caractéristique est donc utile pour l&#039;étalonnage d&#039;un pH-mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pour aller plus loin==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Indicateur_de_pH Indicateurs de pH] (Wikipédia)&lt;br /&gt;
* [http://sbeccompany.fr/sciences/chimie/indicateurs_sts.pdf Teintes sensibles : les indicateurs colorés de pH] (PDF, dossier d&#039;Antoine Delon)&lt;br /&gt;
* [https://www.studysmarter.fr/resumes/physique-chimie/chimie/indicateur-colore/ Indicateur coloré, dont le chou rouge] (cours de chimie en ligne)&lt;br /&gt;
* [http://marsal.univ-tln.fr/pHdos/pHdos9/Les_electrodes_de_pH-metrie.htm Les électrodes utilisées en pH-métrie] (cours de Frédéric Marsal, Université de Toulon)&lt;br /&gt;
* [https://www.youtube.com/watch?v%3DzJTQLce-WC8 Fonctionnement de l&#039;électrode du pH-mètre] (vidéo explicative en anglais, sur YouTube)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Fichier:Equation_de_Nernst.png&amp;diff=927</id>
		<title>Fichier:Equation de Nernst.png</title>
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		<updated>2023-09-18T22:42:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Fichier:PH-metre.png&amp;diff=926</id>
		<title>Fichier:PH-metre.png</title>
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		<updated>2023-09-18T22:39:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:PH_Meter.jpg

versé dans le domaine public.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:PH_Meter.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
versé dans le domaine public.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Fichier:Echelle_chou_rouge.png&amp;diff=925</id>
		<title>Fichier:Echelle chou rouge.png</title>
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		<updated>2023-09-18T22:33:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%C3%89chelle_de_pH_du_jus_de_chou_rouge.png

Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%C3%89chelle_de_pH_du_jus_de_chou_rouge.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Fichier:Jus_chou_rouge.png&amp;diff=924</id>
		<title>Fichier:Jus chou rouge.png</title>
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		<updated>2023-09-18T22:27:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Red_cabbage_indicator.jpg

Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Red_cabbage_indicator.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Fichier:Papier_pH.png&amp;diff=923</id>
		<title>Fichier:Papier pH.png</title>
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		<updated>2023-09-18T22:18:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:PH_indicator_strip.jpg

Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Description ==&lt;br /&gt;
Copié de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:PH_indicator_strip.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Accueil</title>
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		<updated>2022-07-25T11:32:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : reformulation des premiers paragraphes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous sommes fréquemment confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce site traite des méthodes de mesures dans différents domaines. Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; donne un résumé simplifié. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Généralités|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Grandeur, valeur et unité]]&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Justesse d&#039;un instrument]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Biologie|Biologie]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
*[[Estimation d&#039;une population animale]]&lt;br /&gt;
*[[Toxicité du venin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un séisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:G%C3%A9n%C3%A9ralit%C3%A9s&amp;diff=921</id>
		<title>Catégorie:Généralités</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:G%C3%A9n%C3%A9ralit%C3%A9s&amp;diff=921"/>
		<updated>2022-07-25T11:14:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Page blanchie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Grandeur,_valeur_et_unit%C3%A9&amp;diff=920</id>
		<title>Grandeur, valeur et unité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Grandeur,_valeur_et_unit%C3%A9&amp;diff=920"/>
		<updated>2022-07-25T11:13:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : ajout catégorie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Généralités]]&lt;br /&gt;
La mesure est un aspect primordial des sciences car elle permet de caractériser les objets et phénomènes que l’on observe, et d’en discuter précisément entre physiciens. Pour comprendre l’intérêt d’avoir un système international qui décrit la façon dont on exprime la mesure, il faut d’abord comprendre des notions très importantes dans ce domaine :  la &#039;&#039;&#039;grandeur&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l’unité&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Grandeur, valeur et unité == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour comprendre la différence entre grandeur et unité je vous propose de prendre un exemple très concret de &#039;&#039;&#039;mesure&#039;&#039;&#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez que vous possédez un bâton et que vous souhaitez indiquer sa &#039;&#039;&#039;longueur&#039;&#039;&#039; à un de vos amis. &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Fichier:baton.png|frameless|Bâton]] &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous remarquez que votre ami possède le même capuchon de stylo que vous, ainsi il constituera la &#039;&#039;&#039;référence&#039;&#039;&#039; pour votre mesure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Fichier:Pencap.png|frameless|Capuchon de stylo]] &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
Vous allez reporter la taille du capuchon le long du bâton afin de le mesurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Baton&amp;amp;pencap.png|frameless]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans cet exemple, la &#039;&#039;&#039;grandeur&#039;&#039;&#039; mesurée correspond à la longueur du bâton , tandis que le capuchon correspond à &#039;&#039;&#039;l’unité&#039;&#039;&#039;, et le résultat 5 capuchons correspond à la &#039;&#039;&#039;valeur&#039;&#039;&#039; de la longueur du bâton. L’unité est donc une grandeur de référence, qui permet de transmettre une information commune à tous, la longueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut remarquer que l’unité, la longueur de référence est un &#039;&#039;&#039;choix&#039;&#039;&#039; !!! On aurait très bien pu décider de mesurer le bâton en unité de stylo bille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Fichier:Baton&amp;amp;pen.png|frameless]] &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De façon équivalente, la longueur du bâton peut également s’exprimer comme : &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt; 1 bâton = 1,75 stylos &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle que soit l’unité de référence que l’on choisit, la vraie longueur du bâton, elle, reste inchangée. Le bâton est le même dans les 2 cas, mais la valeur de sa mesure est différente.&lt;br /&gt;
Ainsi, on comprend la nécessité d’imposer un système d’unités de référence (mètre, pouce, kilogramme,…), le même pour tous, car tout le monde ne possède pas une règle graduée en capuchon de stylo. Avoir un ensemble d’unités commune permet de communiquer ses mesures beaucoup plus facilement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour certaines grandeurs, il peut être nécéssaire d’utiliser une &#039;&#039;&#039;unité dérivée&#039;&#039;&#039;, c’est-à-dire une combinaison de plusieurs unités. C’est le cas par exemple de la vitesse qui représente une distance pendant un temps : &amp;lt;math&amp;gt; vitesse = \frac{longueur}{temps} &amp;lt;/math&amp;gt; . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Comme expliqué plus haut, une même &#039;&#039;&#039;grandeur&#039;&#039;&#039; peut être exprimée selon des &#039;&#039;&#039;unités différentes&#039;&#039;&#039;, toutes convenables. Une longueur peut donc être exprimée en mètre, kilomètre, mile (unité de mesure dans le système anglo-saxon)…. De la même façon, un temps peut être exprimé en seconde, minute, heure, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* De cette façon, les unités dérivées peuvent être très variées pour une seule grandeur. La vitesse peut donc s’exprimer en kilomètre par heure (km/h) ou en mètre par seconde (m/s) ou bien encore en centimètre par minute (cm/min) et on peut passer d’une unité à l’autre en multipliant par le nombre qui convient. Tout ce qui compte c’est que la dimension, c’est-à-dire la combinaison des grandeurs, reste la même, pour la vitesse on doit toujours avoir : &amp;lt;math&amp;gt; vitesse = \frac{longueur}{temps} &amp;lt;/math&amp;gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
; Note : &#039;&#039;&#039;Passage d’une unité à l’autre.  &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
Pour que les unités d’une même grandeur soit cohérentes, elles doivent toutes être reliées par une multiplication. &lt;br /&gt;
Par exemple 1 heure = 60 x 1 minute = 60 x 60 x 1 seconde, ou encore 1 kilomètre = 1 000 x 1 mètre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour récapituler : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt; &lt;br /&gt;
{| class = &amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Tableau récapitulatif des notions&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Grandeur &lt;br /&gt;
|On appelle &#039;&#039;&#039;grandeur physique&#039;&#039;&#039;, ou simplement grandeur, toute propriété de la science &amp;lt;br&amp;gt; de la nature qui peut être &#039;&#039;&#039;mesurée&#039;&#039;&#039; ou calculée (ex : la longueur, la masse, la température, …)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Unité &lt;br /&gt;
|On appelle &#039;&#039;&#039;unité de mesure&#039;&#039;&#039; un cas particulier de la grandeur considérée qui sert de &amp;lt;br&amp;gt; &#039;&#039;&#039;référence pour la mesure&#039;&#039;&#039; (ex : le centimètre, le kilogramme,…) et est déduite à partir d’un étalon fixée. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Unité dérivée&lt;br /&gt;
|On appelle unité dérivée une unité qui s&#039;écrit comme la combinaison (multiplication et division) d&#039;unités de base &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|valeur&lt;br /&gt;
|La valeur mesurée d’une grandeur est le produit (multiplication) de l’unité de mesure &amp;lt;br&amp;gt; par le nombre de fois qu’il faut reporter cette unité pour obtenir la grandeur (ex : 3cm, 1,5 kg,…) &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez remarqué que la mesure du bâton avec le stylo paraissait moins certaine que celle avec les capuchons ? Allez donc consultez la page sur les incertitudes pour en apprendre plus sur cette notion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les constantes fondamentales  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En physique, il existe des quantités fixes et universelles qui font partie de la description du monde que l’on observe. Ces quantités peuvent être naturelles, et interviennent dans des équations de la physique, ou être techniques, et correspondent dans ce cas à un choix technique. Qu’elles soient naturelles ou techniques, ces quantités sont regroupées sous le même nom de &#039;&#039;&#039;constante fondamentale (ou encore constante universelle)&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plus connue est probablement la vitesse de la lumière, notée c, mais en réalité on en connaît  7.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ les sept constantes définissant le SI &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Constante &lt;br /&gt;
|Symbole&lt;br /&gt;
|Valeur numérique &lt;br /&gt;
|Unité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Fréquence de la transition hyperfine du Césium &lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; \Delta \nu_{Cs} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; 9~ 192 ~631~ 770 &amp;lt;/math&amp;gt; &lt;br /&gt;
|Hz &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse de la lumière dans le vide&lt;br /&gt;
| &amp;lt;math&amp;gt; c &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; 299 ~792 ~458 &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;math&amp;gt; m.s^{-1} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Constante de Planck &lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; h &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; 6,626 ~ 070 ~15 \times 10^{-34} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|J s&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charge élémentaire &lt;br /&gt;
| &amp;lt;math&amp;gt; e &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; 1,602 ~176 ~634 \times 10^{-19} &amp;lt;/math&amp;gt; &lt;br /&gt;
|C&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Constante de Boltzmann &lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; k &amp;lt;/math&amp;gt; &lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; 1, 380 ~649 \times 10^{-23} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; J ~K^{-1} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Constante d&#039;Avogadro &lt;br /&gt;
| &amp;lt;math&amp;gt; N_A &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;math&amp;gt; 6,022 ~140 ~76 \times 10^{23} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt; mol^{-1} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Efficacité lumineuse &lt;br /&gt;
| &amp;lt;math&amp;gt; K_{cd} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|683 &lt;br /&gt;
|&amp;lt;math&amp;gt;lm W^{-1} &amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le système international d’unités  == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme expliqué dans la partie concernant les notions de grandeur et d’unité, une même grandeur peut être exprimée selon différentes unités, a priori toutes valables. Afin de faciliter la mesure et la communication d’un pays à l’autre ou d’une personne à l’autre, la plupart des pays ont choisi de s’accorder sur des unités officielles. Cet ensembles d’unités officielles est appelé &#039;&#039;&#039;Système International d’Unités&#039;&#039;&#039; (l’abréviation est « SI »)et a été officiellement défini en 1960. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les unités de ce système sont décidées par 3 organismes internationaux : La [https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_générale_des_poids_et_mesures Conférence générale des poids et mesures] (CGPM), le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Comité_international_des_poids_et_mesures Comité international des poids et mesures] (CIPM) et le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_international_des_poids_et_mesures Bureau international des poids et mesures] (BIPM) tous créés lors de la [https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_du_Mètre Convention du Mètre] en 1875 . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BIPM_logo.jpg|frame|right|logo du BIPM]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces unités sont au nombre de 7 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+Unités du Système International et grandeurs correspondantes&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
|Unité du SI&lt;br /&gt;
|Symbole &lt;br /&gt;
|Grandeur qu&#039;elle représente&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Le mètre&lt;br /&gt;
|m&lt;br /&gt;
|longueur&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Le kilogramme &lt;br /&gt;
|kg&lt;br /&gt;
|La masse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|La seconde&lt;br /&gt;
|s&lt;br /&gt;
|Le temps&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|L&#039;ampère&lt;br /&gt;
|A&lt;br /&gt;
|L&#039;intensité du courant électrique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Le kelvin&lt;br /&gt;
|K&lt;br /&gt;
|La température &lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
|Le candela&lt;br /&gt;
|cd&lt;br /&gt;
|L&#039;intensité lumineuse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|La mole&lt;br /&gt;
|mol&lt;br /&gt;
|La quantité de matière&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi exprimer les unités du système international en fonction des constantes fondamentales ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:SI_image.png|left|thumb| Unités du SI, constantes fondamentales et leurs liens  (Les unités sont les plus au centre)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les débuts de la métrologie (science qui étudie la mesure et les unités), les &#039;&#039;unités de base&#039;&#039; qui constituent le SI ont souvent changé de définition. Effectivement, on peut établir la définition d&#039;une unité de 3 manières différentes : Ou bien l&#039;unité est définie par un étalon physique matériel (un prototype dont la valeur vaut l&#039;unité), ou bien l&#039;unité est défini à partir d&#039;une caractéristique physique (le mètre a d&#039;abord été défini comme la 10 000 000e partie d&#039;une moitié de méridien terrestre), ou bien on peut définir une unité de façon immatérielle, à l&#039;aide d&#039;une relation impliquant des constantes fondamentales de la nature. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le kilogramme fût défini selon un &#039;&#039;&#039;prototype matériel&#039;&#039;&#039; que l&#039;on conservait en lieu sur, et le kelvin fût défini un temps comme la température à laquelle l&#039;eau forme des glaçons et se met à bouillir ([[https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_triple le point triple]]). Ces définitions posent problème , car on a remarqué que les prototypes matériels (comme cela était le cas pour le kilogramme) changeait de valeur au cours du temps (à cause de procédés chimiques internes) , et certaines définitions exigeaient des réalisations pratiques idéales, qui en fait étaient impossible en pratique. De plus, le CIPM (organisme qui fixe le SI) souhaitait établir un système dans lequel les mesures des unités sont liées entre elles, ce qui le rendrait plus cohérent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, depuis 2018 l&#039;ensemble des 7 unités de base sont &#039;&#039;définies&#039;&#039; à partir des constantes fondamentales de la physique, qui sont intemporelles , théoriques, et mettent en jeu des unités dérivées (ce qui permet de lier les définitions des unités de base).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple pour la nouvelle définition du kilogramme, on part de la constante de Planck (&amp;lt;math&amp;gt; h &amp;lt;/math&amp;gt;) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; h = 6,626 ~ 070 ~15 \times 10^{-34} J.s = 6,626 ~ 070 ~15 \times 10^{-34} m^2kg/s &amp;lt;/math&amp;gt; où l&#039;on a remplacé l&#039;unité dérivée J (le joule) par la combinaison d&#039;unité de base qui lui correspond (&amp;lt;math&amp;gt; 1 J = 1~ kg ~ m^2 ~ s^{-2} &amp;lt;/math&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite on retourne cette équation pour isoler &#039;&#039;&#039;l&#039;unité de base&#039;&#039;&#039; qui nous intéresse et l&#039;exprimer en fonction de la constante fondamentale concernée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; 1 ~kg = (\frac{h}{6,626 ~ 070 ~15 \times 10^{-34}})\times m^{-2} \times s &amp;lt;/math&amp;gt; où le mètre et la seconde sont définis indépendamment. ( la notation &amp;lt;math&amp;gt; m^{-2} &amp;lt;/math&amp;gt; signifie que l&#039;on divise 2 fois par &amp;lt;math&amp;gt; m &amp;lt;/math&amp;gt; ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est de cette façon que les unités de base du SI sont actuellement définies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Site du réseau national de la métrologie française [consulté en juin 2021] : https://metrologie-francaise.lne.fr/fr/metrologie/unites-de-mesure-si&lt;br /&gt;
* Site du Bureau National des Poids et Mesures (BIPM) [consulté en juin 2021] : https://www.bipm.org/fr/measurement-units/si-defining-constants&lt;br /&gt;
* Article de Futura Science sur le point triple [consulté en juin 2021] : https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-point-triple-15345/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=919</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2022-07-25T11:08:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : renommage de la catégorie Généralités&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Généralités|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Grandeur, valeur et unité]]&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Justesse d&#039;un instrument]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Biologie|Biologie]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
*[[Estimation d&#039;une population animale]]&lt;br /&gt;
*[[Toxicité du venin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un séisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Incertitudes_de_mesure&amp;diff=918</id>
		<title>Incertitudes de mesure</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Incertitudes_de_mesure&amp;diff=918"/>
		<updated>2022-07-25T11:05:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : renommage de la catégorie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Généralités]]&lt;br /&gt;
Toute mesure est réalisée avec une incertitude. Cette incertitude peut être due à l&#039;erreur humaine, à la précision limitée de l&#039;appareil de mesure... &lt;br /&gt;
Ainsi, lorsqu&#039;on présente un résultat de mesure, il est important de préciser l&#039;incertitude correspondante afin de pouvoir évaluer la précision de ce résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On présente généralement un résultat sous la forme: &amp;lt;math&amp;gt;M=m\pm \Delta M&amp;lt;/math&amp;gt; avec &amp;lt;math&amp;gt; M &amp;lt;/math&amp;gt; le résultat final de la grandeur mesurée, &amp;lt;math&amp;gt;m&amp;lt;/math&amp;gt; la valeur estimée du résultat de cette grandeur (lue sur l&#039;appareil de mesure) et &amp;lt;math&amp;gt; \Delta M &amp;lt;/math&amp;gt; l&#039;incertitude associée. Cela signifie que le résultat de la mesure est compris dans l&#039;intervalle &amp;lt;math&amp;gt;[m+\Delta M, m-\Delta M]&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons un exemple concret:&lt;br /&gt;
[[File:Règle.png|frame |center |]]&lt;br /&gt;
On cherche ici à mesurer la longueur de l&#039;objet bleu. Pour cela, on utilise une règle graduée toutes les centimètres. On trouve que la longueur est légèrement au dessus de 11cm, mais les graduations ne nous permettent pas de déterminer précisément à quel endroit entre 11 et 12cm la longueur se situe. On peut alors écrire que &amp;lt;math&amp;gt; M = 11\pm 1 cm&amp;lt;/math&amp;gt;. Cela veut dire que la longueur de l&#039;objet est comprise entre &amp;lt;math&amp;gt;10cm&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;12cm&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment réduire les incertitudes?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour réduire les incertitudes sur une mesure, et donc effectuer une mesure plus précise, on peut tout d&#039;abord utiliser un instrument de mesure plus précis. Par exemple, dans le cas de notre règle graduée, une règle graduée tous les millimètres aurait permis de déterminer la longueur de l&#039;objet au millimètre près.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre technique peut être de répéter la même mesure dans des conditions strictement identiques, et d&#039;effectuer une moyenne de tous les résultats de mesure obtenus. En effet, la moyenne de plusieurs mesures est plus proche de la valeur vraie que la valeur d&#039;une seule mesure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Fidélité et justesse===&lt;br /&gt;
[[File:Precision_metrologique.png |frame |center |]]&lt;br /&gt;
Imaginons que nous répétons plusieurs fois la même mesure, avec le même instrument, dans des conditions identiques, et traçons une croix sur un cercle pour chacun des résultats obtenus. On suppose que la valeur vraie de la mesure se situe au centre du cercle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un instrument est dit &#039;&#039;&#039;fidèle&#039;&#039;&#039; si on observe peu de dispersion. Les points sont centrés autour de leur moyenne, mais pas autour de la valeur vraie. On parle alors d&#039;&#039;&#039;&#039;erreur systématique&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est dit &#039;&#039;&#039;juste&#039;&#039;&#039; si les points sont situés autour de la valeur vraie, mais très dispersés. Il y a alors peu d&#039;erreur systématique, mais l&#039;instrument n&#039;est pas précis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, si l&#039;instrument est fidèle et juste, on dit qu&#039;il est &#039;&#039;&#039;exact&#039;&#039;&#039;. Les points sont centrés autour de la valeur vraie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Notation scientifique===&lt;br /&gt;
La &#039;&#039;&#039;notation scientifique&#039;&#039;&#039; est utilisée par les scientifiques lorsqu&#039;ils doivent écrire de très grands ou de très petits nombres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle consiste à écrire les nombres sous la forme: &amp;lt;math&amp;gt;a\times 10^{n}&amp;lt;/math&amp;gt; avec &amp;lt;math&amp;gt;1\leq a&amp;lt; 10&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;n&amp;lt;/math&amp;gt; un nombre entier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un exemple: pour faciliter les calculs, on arrondi souvent la [[vitesse de la lumière]] à 300 000km/s, soit 300 000 000m/s. En notation scientifique, ce nombre s&#039;écrit: &amp;lt;math&amp;gt;3\times 10^{8}&amp;lt;/math&amp;gt;m/s.&lt;br /&gt;
===Chiffres significatifs===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important, lorsqu&#039;on publie un résultat, d&#039;exprimer l&#039;incertitude correspondante, avec le bon nombre de &#039;&#039;&#039;chiffres significatifs&#039;&#039;&#039;, c&#039;est à dire des chiffres qui ont une signification réelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour connaitre le nombre de chiffres significatifs d&#039;un nombre, il faut suivre quelques règles:&lt;br /&gt;
*Les chiffres &#039;&#039;&#039;non nuls&#039;&#039;&#039; (différents de 0) sont &#039;&#039;&#039;toujours&#039;&#039;&#039; significatifs&lt;br /&gt;
*Un 0 n&#039;est pas significatif s&#039;il est placé en tête du nombre&lt;br /&gt;
*Un 0 est significatif s&#039;il est placé à la fin du nombre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples: &lt;br /&gt;
* 42 : 2 chiffres significatifs&lt;br /&gt;
* 4,2 : 2 chiffres significatifs&lt;br /&gt;
* 0,42 : 2 chiffres significatifs&lt;br /&gt;
* 0,420 : 3 chiffres significatifs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on reprend l&#039;exemple de notre règle graduée tous les centimètres, dire que m vaut 11,2cm n&#039;a pas de sens, puisque la règle n&#039;est pas assez précise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l&#039;on additionne, soustrait, divise ou multiplie des nombres, le résultat ne doit pas avoir plus de décimales que le nombre qui en a le moins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple: calculons par exemple le périmètre &amp;lt;math&amp;gt;p&amp;lt;/math&amp;gt; d&#039;un cercle de rayon &amp;lt;math&amp;gt;r=4,2cm&amp;lt;/math&amp;gt;. On utilise la formule: &amp;lt;math&amp;gt;p=2\pi r&amp;lt;/math&amp;gt;. La calculatrice nous donne alors &amp;lt;math&amp;gt;p=26,389378902...&amp;lt;/math&amp;gt; Mais &amp;lt;math&amp;gt;r&amp;lt;/math&amp;gt; n&#039;ayant que deux chiffres significatifs, il faut écrire &amp;lt;math&amp;gt;p=26cm&amp;lt;/math&amp;gt;. Pour écrire ce résultat en unités du Système International, il faut écrire : &amp;lt;math&amp;gt;p=2,6\times 10^{-1}m&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arrondir un nombre avec le bon nombre de chiffres significatifs, on utilise la règle suivante:&lt;br /&gt;
*Si le chiffre suivant est 0, 1, 2, 3 ou 4: on arrondi à l&#039;inférieur&lt;br /&gt;
*Si le chiffre suivant est 5, 6, 7, 8 ou 9: on arrondi au supérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple: on veut arrondir au dixième (un chiffre après la virgule) les nombres suivants:&lt;br /&gt;
*1,456 devient 1,5&lt;br /&gt;
*1,042 devient 1,0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Eduscol : &#039;&#039;Mesure et incertitudes&#039;&#039;. [en ligne]. Ressources pour le cycle terminal général et technologique. © MENJVA/DGESCO-IGEN. [consulté le 6 juillet 2016]. Disponible sur internet: &amp;lt;http://national.udppc.asso.fr/attachments/article/537/_ressources_MathPC_Mesure_et_incertitudes_eduscol_214070.pdf&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<title>Discussion catégorie:A propos des mesures</title>
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		<updated>2022-07-25T11:02:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Discussion catégorie:A propos des mesures vers Discussion catégorie:Généralités&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Discussion catégorie:Généralités]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Discussion catégorie:Généralités</title>
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		<updated>2022-07-25T11:02:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Discussion catégorie:A propos des mesures vers Discussion catégorie:Généralités&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;idée de cette catégorie est de regrouper les informations à propos des mesures. On a commencé avec les incertitudes, on peut ensuite imaginer une page qui explique comment on considère une mesure comme correcte ou fausse.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:A_propos_des_mesures&amp;diff=915</id>
		<title>Catégorie:A propos des mesures</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Catégorie:A propos des mesures vers Catégorie:Généralités&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[:Catégorie:Généralités]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Catégorie:Généralités</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Catégorie:A propos des mesures vers Catégorie:Généralités&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;*[[incertitudes de mesure]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Justesse_d%27un_instrument&amp;diff=913</id>
		<title>Justesse d&#039;un instrument</title>
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		<updated>2022-07-25T10:59:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : ajout de la catégorie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Physique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|&lt;br /&gt;
Une mesure est bien souvent associée à un procédé compliqué et mathématique, sans aucun rapport avec l&#039;art. Pourtant puisqu&#039;une mesure est une évaluation d&#039;une grandeur, on effectue des mesures même en musique où on estime la hauteur de la note jouée, donnée par sa fréquence, et même plus souvent un intervalle entre deux notes qui correspond à un rapport de fréquences. Accorder un instrument consiste en fait à mesurer sa &amp;quot;justesse&amp;quot;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction==&lt;br /&gt;
Il vous est peut-être arrivé une fois de vous promener en chantant à tue-tête, plein d’entrain et de bonne humeur, et d’être coupé dans votre élan par un passant insensible à votre talent qui vous interpelle avec un &#039;&#039;« Silence tu chantes faux »&#039;&#039;. Suite à quoi vous êtes rentré chez vous, méditant sur votre génie incompris, et une fois assis ressassant à nouveau cet affront, vous vous êtes dit : &#039;&#039;« de quel droit me dit il que je chante faux ? Faux par rapport à quoi je vous le demande ? »&#039;&#039;  Question à laquelle vous n’avez peut-être pas la réponse, mais vous allez l’avoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La gamme, une échelle de référence==&lt;br /&gt;
Rappelons tout d&#039;abord qu&#039;une note de musique est une onde sonore qui possède donc une &#039;&#039;&#039;fréquence&#039;&#039;&#039;. Une note est en fait une superposition de plusieurs ondes de fréquences multiples de celle qui donne la hauteur (appelée &#039;&#039;&#039;fréquence fondamentale&#039;&#039;&#039;), plus on monte dans les multiples moins la fréquence sera perceptible. Si je joue une note de fréquence &#039;&#039;f&#039;&#039; on perçevra &#039;&#039;f, 2f, 3f&#039;&#039; et ainsi de suite, mais on entendra surtout &#039;&#039;f, 2f et 3f. &#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Intervalles purs et octaves===&lt;br /&gt;
Pour cette raison l&#039;oreille va trouver certains intervalles plus agréables à entendre, car elle y est accoutumée. Une note de fréquence f va sonner très bien accompagnée d&#039;une note de fréquence &#039;&#039;2f&#039;&#039; car cette fréquence se trouve déja dans la note jouée. Cet intervalle est appelé une octave. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:do.png|thumb|350px|right|les &#039;&#039;Do&#039;&#039; sur un piano]]&lt;br /&gt;
Sur un piano il y a plusieurs &#039;&#039;do&#039;&#039; : mettons que le do du milieu ait la fréquence &#039;&#039;f&#039;&#039; alors le do de l&#039;octave supérieur sera de fréquence &#039;&#039;2f&#039;&#039; celui de l&#039;octave encore au-dessus de fréquence &#039;&#039;2×2f=4f&#039;&#039;et ainsi de suite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le rapport des fréquences fondamentales de deux notes n&#039;est pas un nombre entier mais le quotient de deux nombres entiers, on retrouve encore des fréquences communes aux deux notes. Par exemple, si l&#039;une a pour fondamentale &#039;&#039;f&#039;&#039; et l&#039;autre &#039;&#039;3/2 f&#039;&#039;, elles comprendront toutes deux la fréquence &#039;&#039;3f&#039;&#039; qui est aussi &#039;&#039;2 × 3/2 f&#039;&#039;. Ces notes sonnent bien ensemble, et l&#039;intervalle entre elles est dit pur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, quand deux notes comprennent des fréquences qui sont très voisines mais non égales, l&#039;interférence entre ces notes produit une vibration particulière appelée &#039;&#039;battement&#039;&#039;, qu&#039;une oreille exercée peut apprendre à reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tempéraments===&lt;br /&gt;
La question qui reste est alors de savoir comment répartir les notes entre f et 2f, pour construire ce qu&#039;on apelle une gamme, c&#039;est à dire une liste de fréquences réparties entre f et 2f. En effet une fois cette gamme construite il suffit de multiplier ou diviser chacune des fréquences par 2 pour avoir l&#039;octave supérieure ou inférieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système classique européen est un système à 12 notes (qui date de   l&#039;Antiquité). Le souci est qu&#039;il est impossible d&#039;avoir uniquement des intervalles purs, aussi il est possible de répartir ces notes de différentes manières. Le plus simple est de séparer ces notes par un intervalle régulier, c&#039;est le tempérament égal. Notons le rapport entre deux fréquences successives &#039;&#039;d&#039;&#039; alors &amp;lt;math&amp;gt; 2f=d^{12}f &amp;lt;/math&amp;gt; ce qui donne &amp;lt;math&amp;gt; d=^{12}\sqrt{2}=1,05946...&amp;lt;/math&amp;gt; qui n&#039;est pas un entier ni le quotient de deux entiers. Une conséquence est qu&#039;aucun intervalle entre deux notes de la gamme n&#039;est parfaitement pur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette répartition des notes n&#039;a pas toujours été aussi régulière. En effet on peut vouloir avoir certains intervalles purs, selon les époques et les compositions le choix des intervalles laissés purs a changé. Par exemple on va garder certaines quintes (3/2 f) bien pures donc sans battements mais laisser des battement dans des tierces (5/2f). Chacune de ces manières de répartir les notes est appelée un tempérament (ce qui a donné le nom du fameux &#039;&#039;clavier bien tempéré&#039;&#039; de Bach). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Avec quoi accorder ?==&lt;br /&gt;
===Accordeur numérique et accordeur à vibrations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:accordeur.png|thumb|350px|right|exemple d&#039;accordeur numérique]]&lt;br /&gt;
Un accordeur numérique permet d’accorder chaque note en mesurant sa fréquence. L’accordeur détecte le son à  partir d’un micro, puis il l’analyse par transformée de Fourier (un processus qui lui permet de retrouver la fréquence fondamentale de l’onde sonore). Il mesure alors l’écart entre la fréquence voulue et la fréquence obtenue, et indique  si la note est juste ou fausse. L’accordeur à vibration fonctionne de la même manière, mais au lieu d’analyser le son il analyse les vibration du matériau sur lequel il se trouve, par exemple le manche d’une guitare pour obtenir la fréquence de l’onde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l&#039;accordeur numérique est  programmé selon un tempérament précis, souvent le tempérament égal, c&#039;est pourquoi il ne permet pas toujours d&#039;accorder suivant tous les tempéraments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L&#039;oreille===&lt;br /&gt;
L&#039;oreille n&#039;a pas cette limitation, on peut donc l&#039;utiliser pour accorder selon le tempérament choisi. Cependant cela exige un entraînement, en effet l&#039;oreille perçoit des battements lorsque l&#039;écart n&#039;est pas pur mais le cerveau peine bien souvent à les distinguer, à moins justement d&#039;être entrainé. Le musicien qui accorde à l&#039;oreille sait quels écarts il veut purs (selon le tempérament choisi ) et va donc laisser des écarts avec ou sans battements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cet article nous n&#039;avons pas pu traiter la question du diapason qui joue dans la justesse. Comme nous l&#039;avons vu, la gamme se construit avec une note de base appelée &#039;&#039;Diapason&#039;&#039; pour pouvoir jouer ou chanter à plusieurs, il faut se mettre d&#039;accord sur la note de base utilisée, sinon l&#039;ensemble des sons ne sera pas harmonieux et sera dit &amp;quot;faux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu&#039;on peut retenir de cet article est que la mesure de la justesse, est une mesure de rapport de fréquences, et d&#039;intervalles entre deux notes.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=912</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2022-07-25T10:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : ajout page Justesse d&amp;#039;un instrument&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:A propos des mesures|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Grandeur, valeur et unité]]&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Justesse d&#039;un instrument]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Biologie|Biologie]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
*[[Estimation d&#039;une population animale]]&lt;br /&gt;
*[[Toxicité du venin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un séisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Justesse_d%27un_instrument&amp;diff=911</id>
		<title>Justesse d&#039;un instrument</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Justesse_d%27un_instrument&amp;diff=911"/>
		<updated>2022-07-25T10:44:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Comment mesure-t-on ?:Justesse d&amp;#039;un instrument vers Justesse d&amp;#039;un instrument sans laisser de redirection&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{En bref|&lt;br /&gt;
Une mesure est bien souvent associée à un procédé compliqué et mathématique, sans aucun rapport avec l&#039;art. Pourtant puisqu&#039;une mesure est une évaluation d&#039;une grandeur, on effectue des mesures même en musique où on estime la hauteur de la note jouée, donnée par sa fréquence, et même plus souvent un intervalle entre deux notes qui correspond à un rapport de fréquences. Accorder un instrument consiste en fait à mesurer sa &amp;quot;justesse&amp;quot;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction==&lt;br /&gt;
Il vous est peut-être arrivé une fois de vous promener en chantant à tue-tête, plein d’entrain et de bonne humeur, et d’être coupé dans votre élan par un passant insensible à votre talent qui vous interpelle avec un &#039;&#039;« Silence tu chantes faux »&#039;&#039;. Suite à quoi vous êtes rentré chez vous, méditant sur votre génie incompris, et une fois assis ressassant à nouveau cet affront, vous vous êtes dit : &#039;&#039;« de quel droit me dit il que je chante faux ? Faux par rapport à quoi je vous le demande ? »&#039;&#039;  Question à laquelle vous n’avez peut-être pas la réponse, mais vous allez l’avoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La gamme, une échelle de référence==&lt;br /&gt;
Rappelons tout d&#039;abord qu&#039;une note de musique est une onde sonore qui possède donc une &#039;&#039;&#039;fréquence&#039;&#039;&#039;. Une note est en fait une superposition de plusieurs ondes de fréquences multiples de celle qui donne la hauteur (appelée &#039;&#039;&#039;fréquence fondamentale&#039;&#039;&#039;), plus on monte dans les multiples moins la fréquence sera perceptible. Si je joue une note de fréquence &#039;&#039;f&#039;&#039; on perçevra &#039;&#039;f, 2f, 3f&#039;&#039; et ainsi de suite, mais on entendra surtout &#039;&#039;f, 2f et 3f. &#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Intervalles purs et octaves===&lt;br /&gt;
Pour cette raison l&#039;oreille va trouver certains intervalles plus agréables à entendre, car elle y est accoutumée. Une note de fréquence f va sonner très bien accompagnée d&#039;une note de fréquence &#039;&#039;2f&#039;&#039; car cette fréquence se trouve déja dans la note jouée. Cet intervalle est appelé une octave. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:do.png|thumb|350px|right|les &#039;&#039;Do&#039;&#039; sur un piano]]&lt;br /&gt;
Sur un piano il y a plusieurs &#039;&#039;do&#039;&#039; : mettons que le do du milieu ait la fréquence &#039;&#039;f&#039;&#039; alors le do de l&#039;octave supérieur sera de fréquence &#039;&#039;2f&#039;&#039; celui de l&#039;octave encore au-dessus de fréquence &#039;&#039;2×2f=4f&#039;&#039;et ainsi de suite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le rapport des fréquences fondamentales de deux notes n&#039;est pas un nombre entier mais le quotient de deux nombres entiers, on retrouve encore des fréquences communes aux deux notes. Par exemple, si l&#039;une a pour fondamentale &#039;&#039;f&#039;&#039; et l&#039;autre &#039;&#039;3/2 f&#039;&#039;, elles comprendront toutes deux la fréquence &#039;&#039;3f&#039;&#039; qui est aussi &#039;&#039;2 × 3/2 f&#039;&#039;. Ces notes sonnent bien ensemble, et l&#039;intervalle entre elles est dit pur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, quand deux notes comprennent des fréquences qui sont très voisines mais non égales, l&#039;interférence entre ces notes produit une vibration particulière appelée &#039;&#039;battement&#039;&#039;, qu&#039;une oreille exercée peut apprendre à reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tempéraments===&lt;br /&gt;
La question qui reste est alors de savoir comment répartir les notes entre f et 2f, pour construire ce qu&#039;on apelle une gamme, c&#039;est à dire une liste de fréquences réparties entre f et 2f. En effet une fois cette gamme construite il suffit de multiplier ou diviser chacune des fréquences par 2 pour avoir l&#039;octave supérieure ou inférieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système classique européen est un système à 12 notes (qui date de   l&#039;Antiquité). Le souci est qu&#039;il est impossible d&#039;avoir uniquement des intervalles purs, aussi il est possible de répartir ces notes de différentes manières. Le plus simple est de séparer ces notes par un intervalle régulier, c&#039;est le tempérament égal. Notons le rapport entre deux fréquences successives &#039;&#039;d&#039;&#039; alors &amp;lt;math&amp;gt; 2f=d^{12}f &amp;lt;/math&amp;gt; ce qui donne &amp;lt;math&amp;gt; d=^{12}\sqrt{2}=1,05946...&amp;lt;/math&amp;gt; qui n&#039;est pas un entier ni le quotient de deux entiers. Une conséquence est qu&#039;aucun intervalle entre deux notes de la gamme n&#039;est parfaitement pur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette répartition des notes n&#039;a pas toujours été aussi régulière. En effet on peut vouloir avoir certains intervalles purs, selon les époques et les compositions le choix des intervalles laissés purs a changé. Par exemple on va garder certaines quintes (3/2 f) bien pures donc sans battements mais laisser des battement dans des tierces (5/2f). Chacune de ces manières de répartir les notes est appelée un tempérament (ce qui a donné le nom du fameux &#039;&#039;clavier bien tempéré&#039;&#039; de Bach). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Avec quoi accorder ?==&lt;br /&gt;
===Accordeur numérique et accordeur à vibrations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:accordeur.png|thumb|350px|right|exemple d&#039;accordeur numérique]]&lt;br /&gt;
Un accordeur numérique permet d’accorder chaque note en mesurant sa fréquence. L’accordeur détecte le son à  partir d’un micro, puis il l’analyse par transformée de Fourier (un processus qui lui permet de retrouver la fréquence fondamentale de l’onde sonore). Il mesure alors l’écart entre la fréquence voulue et la fréquence obtenue, et indique  si la note est juste ou fausse. L’accordeur à vibration fonctionne de la même manière, mais au lieu d’analyser le son il analyse les vibration du matériau sur lequel il se trouve, par exemple le manche d’une guitare pour obtenir la fréquence de l’onde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l&#039;accordeur numérique est  programmé selon un tempérament précis, souvent le tempérament égal, c&#039;est pourquoi il ne permet pas toujours d&#039;accorder suivant tous les tempéraments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L&#039;oreille===&lt;br /&gt;
L&#039;oreille n&#039;a pas cette limitation, on peut donc l&#039;utiliser pour accorder selon le tempérament choisi. Cependant cela exige un entraînement, en effet l&#039;oreille perçoit des battements lorsque l&#039;écart n&#039;est pas pur mais le cerveau peine bien souvent à les distinguer, à moins justement d&#039;être entrainé. Le musicien qui accorde à l&#039;oreille sait quels écarts il veut purs (selon le tempérament choisi ) et va donc laisser des écarts avec ou sans battements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cet article nous n&#039;avons pas pu traiter la question du diapason qui joue dans la justesse. Comme nous l&#039;avons vu, la gamme se construit avec une note de base appelée &#039;&#039;Diapason&#039;&#039; pour pouvoir jouer ou chanter à plusieurs, il faut se mettre d&#039;accord sur la note de base utilisée, sinon l&#039;ensemble des sons ne sera pas harmonieux et sera dit &amp;quot;faux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu&#039;on peut retenir de cet article est que la mesure de la justesse, est une mesure de rapport de fréquences, et d&#039;intervalles entre deux notes.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Justesse_d%27un_instrument&amp;diff=910</id>
		<title>Justesse d&#039;un instrument</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Justesse_d%27un_instrument&amp;diff=910"/>
		<updated>2022-07-25T10:00:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Utilisateur:Chloe.rocher vers Comment mesure-t-on ?:Justesse d&amp;#039;un instrument sans laisser de redirection&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{En bref|&lt;br /&gt;
Une mesure est bien souvent associée à un procédé compliqué et mathématique, sans aucun rapport avec l&#039;art. Pourtant puisqu&#039;une mesure est une évaluation d&#039;une grandeur, on effectue des mesures même en musique où on estime la hauteur de la note jouée, donnée par sa fréquence, et même plus souvent un intervalle entre deux notes qui correspond à un rapport de fréquences. Accorder un instrument consiste en fait à mesurer sa &amp;quot;justesse&amp;quot;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction==&lt;br /&gt;
Il vous est peut-être arrivé une fois de vous promener en chantant à tue-tête, plein d’entrain et de bonne humeur, et d’être coupé dans votre élan par un passant insensible à votre talent qui vous interpelle avec un &#039;&#039;« Silence tu chantes faux »&#039;&#039;. Suite à quoi vous êtes rentré chez vous, méditant sur votre génie incompris, et une fois assis ressassant à nouveau cet affront, vous vous êtes dit : &#039;&#039;« de quel droit me dit il que je chante faux ? Faux par rapport à quoi je vous le demande ? »&#039;&#039;  Question à laquelle vous n’avez peut-être pas la réponse, mais vous allez l’avoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La gamme, une échelle de référence==&lt;br /&gt;
Rappelons tout d&#039;abord qu&#039;une note de musique est une onde sonore qui possède donc une &#039;&#039;&#039;fréquence&#039;&#039;&#039;. Une note est en fait une superposition de plusieurs ondes de fréquences multiples de celle qui donne la hauteur (appelée &#039;&#039;&#039;fréquence fondamentale&#039;&#039;&#039;), plus on monte dans les multiples moins la fréquence sera perceptible. Si je joue une note de fréquence &#039;&#039;f&#039;&#039; on perçevra &#039;&#039;f, 2f, 3f&#039;&#039; et ainsi de suite, mais on entendra surtout &#039;&#039;f, 2f et 3f. &#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Intervalles purs et octaves===&lt;br /&gt;
Pour cette raison l&#039;oreille va trouver certains intervalles plus agréables à entendre, car elle y est accoutumée. Une note de fréquence f va sonner très bien accompagnée d&#039;une note de fréquence &#039;&#039;2f&#039;&#039; car cette fréquence se trouve déja dans la note jouée. Cet intervalle est appelé une octave. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:do.png|thumb|350px|right|les &#039;&#039;Do&#039;&#039; sur un piano]]&lt;br /&gt;
Sur un piano il y a plusieurs &#039;&#039;do&#039;&#039; : mettons que le do du milieu ait la fréquence &#039;&#039;f&#039;&#039; alors le do de l&#039;octave supérieur sera de fréquence &#039;&#039;2f&#039;&#039; celui de l&#039;octave encore au-dessus de fréquence &#039;&#039;2×2f=4f&#039;&#039;et ainsi de suite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le rapport des fréquences fondamentales de deux notes n&#039;est pas un nombre entier mais le quotient de deux nombres entiers, on retrouve encore des fréquences communes aux deux notes. Par exemple, si l&#039;une a pour fondamentale &#039;&#039;f&#039;&#039; et l&#039;autre &#039;&#039;3/2 f&#039;&#039;, elles comprendront toutes deux la fréquence &#039;&#039;3f&#039;&#039; qui est aussi &#039;&#039;2 × 3/2 f&#039;&#039;. Ces notes sonnent bien ensemble, et l&#039;intervalle entre elles est dit pur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, quand deux notes comprennent des fréquences qui sont très voisines mais non égales, l&#039;interférence entre ces notes produit une vibration particulière appelée &#039;&#039;battement&#039;&#039;, qu&#039;une oreille exercée peut apprendre à reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tempéraments===&lt;br /&gt;
La question qui reste est alors de savoir comment répartir les notes entre f et 2f, pour construire ce qu&#039;on apelle une gamme, c&#039;est à dire une liste de fréquences réparties entre f et 2f. En effet une fois cette gamme construite il suffit de multiplier ou diviser chacune des fréquences par 2 pour avoir l&#039;octave supérieure ou inférieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système classique européen est un système à 12 notes (qui date de   l&#039;Antiquité). Le souci est qu&#039;il est impossible d&#039;avoir uniquement des intervalles purs, aussi il est possible de répartir ces notes de différentes manières. Le plus simple est de séparer ces notes par un intervalle régulier, c&#039;est le tempérament égal. Notons le rapport entre deux fréquences successives &#039;&#039;d&#039;&#039; alors &amp;lt;math&amp;gt; 2f=d^{12}f &amp;lt;/math&amp;gt; ce qui donne &amp;lt;math&amp;gt; d=^{12}\sqrt{2}=1,05946...&amp;lt;/math&amp;gt; qui n&#039;est pas un entier ni le quotient de deux entiers. Une conséquence est qu&#039;aucun intervalle entre deux notes de la gamme n&#039;est parfaitement pur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais cette répartition des notes n&#039;a pas toujours été aussi régulière. En effet on peut vouloir avoir certains intervalles purs, selon les époques et les compositions le choix des intervalles laissés purs a changé. Par exemple on va garder certaines quintes (3/2 f) bien pures donc sans battements mais laisser des battement dans des tierces (5/2f). Chacune de ces manières de répartir les notes est appelée un tempérament (ce qui a donné le nom du fameux &#039;&#039;clavier bien tempéré&#039;&#039; de Bach). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Avec quoi accorder ?==&lt;br /&gt;
===Accordeur numérique et accordeur à vibrations===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:accordeur.png|thumb|350px|right|exemple d&#039;accordeur numérique]]&lt;br /&gt;
Un accordeur numérique permet d’accorder chaque note en mesurant sa fréquence. L’accordeur détecte le son à  partir d’un micro, puis il l’analyse par transformée de Fourier (un processus qui lui permet de retrouver la fréquence fondamentale de l’onde sonore). Il mesure alors l’écart entre la fréquence voulue et la fréquence obtenue, et indique  si la note est juste ou fausse. L’accordeur à vibration fonctionne de la même manière, mais au lieu d’analyser le son il analyse les vibration du matériau sur lequel il se trouve, par exemple le manche d’une guitare pour obtenir la fréquence de l’onde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
l&#039;accordeur numérique est  programmé selon un tempérament précis, souvent le tempérament égal, c&#039;est pourquoi il ne permet pas toujours d&#039;accorder suivant tous les tempéraments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L&#039;oreille===&lt;br /&gt;
L&#039;oreille n&#039;a pas cette limitation, on peut donc l&#039;utiliser pour accorder selon le tempérament choisi. Cependant cela exige un entraînement, en effet l&#039;oreille perçoit des battements lorsque l&#039;écart n&#039;est pas pur mais le cerveau peine bien souvent à les distinguer, à moins justement d&#039;être entrainé. Le musicien qui accorde à l&#039;oreille sait quels écarts il veut purs (selon le tempérament choisi ) et va donc laisser des écarts avec ou sans battements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cet article nous n&#039;avons pas pu traiter la question du diapason qui joue dans la justesse. Comme nous l&#039;avons vu, la gamme se construit avec une note de base appelée &#039;&#039;Diapason&#039;&#039; pour pouvoir jouer ou chanter à plusieurs, il faut se mettre d&#039;accord sur la note de base utilisée, sinon l&#039;ensemble des sons ne sera pas harmonieux et sera dit &amp;quot;faux&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu&#039;on peut retenir de cet article est que la mesure de la justesse, est une mesure de rapport de fréquences, et d&#039;intervalles entre deux notes.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=905</id>
		<title>Accueil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=905"/>
		<updated>2022-07-06T21:27:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : /* Biologie */ ajout de la page Toxicité du venin&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:A propos des mesures|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Grandeur, valeur et unité]]&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Biologie|Biologie]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
*[[Estimation d&#039;une population animale]]&lt;br /&gt;
*[[Toxicité du venin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un séisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Toxicit%C3%A9_du_venin&amp;diff=904</id>
		<title>Toxicité du venin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Toxicit%C3%A9_du_venin&amp;diff=904"/>
		<updated>2022-07-06T21:25:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Toxicite du venin vers Toxicité du venin sans laisser de redirection&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie: Biologie]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Le venin étant un mélange de plusieurs substances chimiques appelées toxines, la mesure de sa toxicité est assez complexe. Pour évaluer la toxicité d’une substance, on détermine en général sa capacité létale sur des animaux, au cours d’expériences codifiées de manière très précise. Ces mesures permettent ensuite de trier les substances chimiques selon leur dangerosité, mais aussi selon l’organe qu’elles attaquent.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Cuboméduse.jpg|thumb|1000px|right|Photo d&#039;une cuboméduse (source: fr.vikidia.org)]]&lt;br /&gt;
Le venin est un liquide secrété par les organes de certains animaux (pour les plantes, on parlera plutôt de « poison »), qui peut en général être inoculé par morsure ou par piqûre. La « guêpe de mer » est par exemple considérée comme &#039;&#039;&#039;l’animal le plus venimeux au monde&#039;&#039;&#039; : cette cuboméduse, qui porte les surnoms révélateurs de « main qui tue », « main de la mort » ou « piqueur marin », peut tuer un humain en seulement quelques minutes grâce à son venin, transmis à travers ses piqûres. Vivant au large des côtes Nord-Ouest de l’Australie, elle aurait déjà tué plus de 70 personnes, un chiffre certainement sous-estimé.&lt;br /&gt;
{{ Note|Définition: la &#039;&#039;&#039;cuboméduse&#039;&#039;&#039; est une petite méduse des eaux tropicales chaudes qui se distingue de la méduse par la forme cubique de son ombrelle.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme les espèces qui les injectent, les venins présentent une &#039;&#039;&#039;très grande diversité&#039;&#039;&#039;, puisque leurs différentes toxines peuvent s’attaquer à l’appareil cardio-vasculaire, au sang, aux cellules, ou directement au système nerveux. En raison de ces différences dans leur mode opératoire, une méthode est nécessaire pour mesurer de la même façon la dangerosité de ces venins et ainsi les comparer voire les classer. On parle alors de la &#039;&#039;&#039;toxicité&#039;&#039;&#039; du venin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toxicité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière générale, la toxicité d’une substance est sa capacité à produire des &#039;&#039;&#039;effets nocifs à un organisme vivant&#039;&#039;&#039; selon la dose, la fréquence et la durée d’exposition, et le temps d’apparition des signes cliniques. La mesure de la toxicité couvre des domaines très variés, puisqu’en plus des animaux et des plantes, elle quantifie la nocivité des médicaments, armes chimiques, pesticides et autres produits industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons alors à nos animaux venimeux : la toxicité d’un venin est définie comme la résultante de l’action pharmacologique de ses différents composants et de la &#039;&#039;&#039;réponse de l’organisme envenimé&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
{{ Note|Définition : la &#039;&#039;&#039;pharmacologie&#039;&#039;&#039; est l’étude de l’action des toxiques sur l’organisme.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour évaluer les effets sur un humain, on doit d’abord évaluer la gravité de &#039;&#039;&#039;l’exposition&#039;&#039;&#039; à la substance. Trois formes de toxicité sont distinguées : la toxicité aiguë, la toxicité à court terme (subaiguë et subchronique) et la toxicité à long terme (chronique). Leurs caractéristiques sont regroupées dans le tableau suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Forme !! Fréquence !! Durée&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Aiguë || Unique || &amp;lt; 24 heures&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Subaiguë || Répétée || &amp;lt; 1 mois&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Subchronique || Répétée || De 1 à 3 mois &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Chronique || Répétée || &amp;gt; 3 mois&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est généralement la &#039;&#039;&#039;toxicité aiguë&#039;&#039;&#039; qui est étudiée expérimentalement, en raison de la difficulté, du coût et de la souffrance engendrés par la reproduction des autres formes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La « Dose Létale médiane » de Trevan ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 1900, pour mesurer la toxicité d’une substance, on évaluait sa &#039;&#039;&#039;capacité létale&#039;&#039;&#039; sur des animaux. En 1927, John William Trevan introduit la notion de &#039;&#039;&#039;Dose Létale médiane&#039;&#039;&#039; (ou DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt;) pour préciser cette mesure, et en donne une définition universelle : c’est la dose de substance (en milligrammes de matière active par kilogrammes de poids de l’animal) causant la mort (correspondant à l’arrêt cardiaque) de 50% d’une population animale donnée (souvent des souris et des rats) dans des conditions d’expérimentation précises. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Remarque&#039;&#039;&#039; : pour une substance inhalée, on parle de Concentration Létale médiane ou (CL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|[[File:Trevan.jpg|thumb|200px|right|John William Trevan (source: lookandlearn.com)]] Biographie: &#039;&#039;&#039;John William Trevan&#039;&#039;&#039; est né le 23 juillet 1887 à Plymouth, en Angleterre. A partir de ses 15 ans, il passe l’examen pour intégrer l’Ecole Scientifique et Technique de Plymouth, et assiste pendant trois ans aux premiers enseignements de science, qui étaient rares par ailleurs à cette époque. Il poursuit ensuite des études de médecine au St Bartholomew’s Hospital, où il décroche de nombreux prix. Il s’oriente plus tard vers la carrière de physicien expérimental. Il meurt d’une occlusion coronaire en 1957, à l’âge de 69 ans. Sa biographie complète : [https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rsbm.1957.0019 Royal Society Publishing (lien en anglais)]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour effectuer ces mesures, il faut donc administrer la substance toxique étudiée à une certaine population d’animaux. En considérant que la létalité de la substance dépend uniquement de la dose inoculée (courbe &#039;&#039;&#039;dose- réponse&#039;&#039;&#039;), on refait cette expérience avec des doses de plus en plus élevées, jusqu’à ce que toute la population soit tuée. Pour chaque dose, on note le nombre de sujets décédés, ce qui donne une courbe sigmoïde. La DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; est alors trouvée en analysant la courbe, à l’aide de régressions linéaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|Définition: une &#039;&#039;&#039;courbe sigmoïde&#039;&#039;&#039; a la forme d’un sigma majuscule Σ, ou d’un S.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais pour que cette mesure ait un sens, il faut que les conditions expérimentales soient &#039;&#039;&#039;parfaitement contrôlées&#039;&#039;&#039;, que les expériences soient faites de façon à pouvoir être renouvelées, et que des analyses mathématique et statistique des observations soient possibles. Ainsi, pour être &#039;&#039;&#039;reproductibles&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;comparables&#039;&#039;&#039;, les conditions opératoires sont codifiées de façon stricte. Par exemple, c’est la &#039;&#039;&#039;voie intraveineuse&#039;&#039;&#039; qui a été choisie pour l’injection de la dose de substance, dans les mesures standardisées, car elle donne des résultats beaucoup plus homogènes. En pratique, dans la nature, la diversité des voies d’administration est presque aussi grande que la diversité des venins et la diversité des espèces concernées. Par ailleurs, Trevan lui-même a établi, par l’expérience, qu’une population d’environ &#039;&#039;&#039;30 individus&#039;&#039;&#039; représentait l’équilibre le plus satisfaisant entre souffrance animale et établissement d’un modèle statistique précis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de cette mesure ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode, &#039;&#039;&#039;toujours utilisée par les toxicologues&#039;&#039;&#039; pour faire une première estimation de la dangerosité d’une substance, a été &#039;&#039;&#039;contestée dès son apparition&#039;&#039;&#039;, en raison notamment de la grande souffrance animale qu’elle engendre, mais aussi de la non-reproductibilité des mesures et de leur coût. Pour tenter d’améliorer la précision de l’analyse de données, et ainsi limiter le nombre d’expériences et la perte d’animaux, plusieurs &#039;&#039;&#039;méthodes d’analyse de résultats&#039;&#039;&#039; ont été proposées, comme l’analyse des « probits » de Finney. Cette dernière permet, à partir d’une série imprécise de points en escalier, de trouver mathématiquement la courbe sigmoïde correspondante. Elle autorise donc &#039;&#039;&#039;l’extrapolation&#039;&#039;&#039; des résultats, malgré un petit nombre d’observations. Malheureusement, aucune des méthodes d’analyse existante n’a pu régler la question de manière satisfaisante, c’est-à-dire sans tuer ni faire souffrir aucun animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Crotale.jpg|thumb|400px|left|Photo d&#039;un crotale, un serpent venimeux (source: fr.wikipedia.org)]]&lt;br /&gt;
De plus, des chercheurs irlandais ont découvert en 2019 que la toxicité mesurée du venin de serpent &#039;&#039;&#039;varie énormément d’une espèce à l’autre&#039;&#039;&#039;, en raison de la différence des proies auxquelles ils ont affaire. En effet, la mesure de DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; proposée par Trevan repose sur le fait que tous les venins soient testés sur les mêmes animaux, afin d’étalonner leur toxicité et d’unifier les mesures. Mais les chercheurs ont constaté que le venin de chaque serpent est &#039;&#039;&#039;plus efficace sur la proie qu’il consomme préférentiellement&#039;&#039;&#039;, elle a évolué en ce sens. Il devient donc difficile de classer les venins en fonction de leur dangerosité, puisque celle-ci évolue en fonction de l‘animal sur lequel la substance est testée. Il faudrait donc tester les venins sur un nombre beaucoup plus large d’espèces différentes, ce qui augmenterait encore la souffrance animale lors de ces recherches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le fait que chaque venin contienne plusieurs &#039;&#039;&#039;toxines&#039;&#039;&#039;, c’est-à-dire plusieurs substances chimiques attaquant des organes différents, augmente la complexité de l’étude. Le choix d’une courbe dose-réponse trouve ici sa limite, puisque c’est uniquement la toxine la plus rapide dans son effet, c’est-à-dire celle qui &#039;&#039;&#039;tue le plus rapidement&#039;&#039;&#039; le sujet, qui est prise en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comparaison des DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt;  et application à l’homme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir trouvé la DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; d’une substance, il faut ensuite pouvoir la classer parmi d’autres. Cette comparaison peut être l’objet de confusions en raison de l’existence de deux &#039;&#039;&#039;échelles de toxicité&#039;&#039;&#039; différentes au niveau de leurs indices, « l’échelle de Hodge et Sterner » et « l’échelle de Gosselin, Smith et Hodge », toutes deux illustrées ci-dessous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+&lt;br /&gt;
Echelle de Hodge et Sterner&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Classe de toxicité !! Description courante !! DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; orale (dose unique pour les rats) mg/kg !! CL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; inhalation (exposition pendant 4 heures pour les rats) ppm !! DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; cutanée (application unique sur la peau de lapins) mg/kg !! Dose létale probable pour les humains&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 1 || Extrêmement toxique || 1 ou moins || 10 || 5 ou moins || 1 grain (1 goutte, contact avec la bouche) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 2 || Hautement toxique || 1 à 50 || De 10 à 100 || De 5 à 43 || 4 mL (1 cuillérée à thé)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 3 || Modérément toxique || De 50 à 500 || De 100 à 1 000 || De 44 à 340 || 30 mL (1 oz liquide)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 4 || Légèrement toxique || De 500 à 5 000 || De 1 000 à 10 000 || De 350 à 2 810 || 600 mL (1 chopine)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 5 || Très peu toxique || De 5 000 à 15 000 || De 10 000 à 100 000 || De 2 820 à 22 590 || 1 litre (1 pinte)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 6 || Relativement sans danger || 15 000 ou plus || 100 000 ou plus || 22 600 ou plus || Plus de 1 litre (plus de 1 pinte)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+&lt;br /&gt;
Echelle de Gosselin, Smith et Hodge&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Indice ou classe de toxicité !! Dose !! Dose létale probable pour un homme de 70 kg&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 6 Super toxique || Moins de 5 mg/kg || 1 grain (une pincée - moins de 7 gouttes)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 5 Extrêmement toxique || 5 à 50 mg/kg || 4 mL (entre 7 gouttes et 1 c. à thé)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 4 Très toxique || 50 à 500 mg/kg || 30 mL (entre 1 c. à thé et 1 on. liquide)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 3 Modérément toxique || 0,5 à 5 g/kg || 30 à 600 mL (entre 1 on. liquide et 1 chopine)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 2 Légèrement toxique || 5 à 15 g/kg || 600 à 1 200 mL (entre 1 chopine et 1 pinte)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| 1 Presque pas toxique || Plus de 15 g/kg || Plus de 1 200 mL (plus d&#039;un pinte)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général, si cette appréciation de la toxicité aiguë est la même pour tous les animaux, elle sera &#039;&#039;&#039;probablement semblable pour les humains&#039;&#039;&#039;. Lorsque ce n’est pas le cas, il devient nécessaire de faire de nombreuses approximations et hypothèses pour estimer l’effet sur l’humain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Où en est-on actuellement ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 2004, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ou ANSES) française a lancé un programme visant à cataloguer les &#039;&#039;&#039;Valeurs Toxicologiques de Référence&#039;&#039;&#039; (ou VTR) d’un grand nombre de substances, afin d’établir une expertise française solide et partagée par les différentes institutions concernées. Ces valeurs se fondent sur les données déjà récoltées, et prennent en compte les différences telles que l’organe attaqué, et la voie d’administration. En avril 2022, l’ANSES avait déjà établi la liste &#039;&#039;&#039;d’une cinquantaine de substances&#039;&#039;&#039;, que l’on peut retrouver sous le lien suivant : [https://www.anses.fr/fr/content/liste-des-valeurs-toxicologiques-de-r%C3%A9f%C3%A9rence-vtr-de-l%E2%80%99anses Liste des Valeurs Toxicologiques de Référence]. &lt;br /&gt;
Enfin, il existe d’autres types d’études qui permettent de caractériser la toxicité d’une substance, comme les études &#039;&#039;&#039;épidémiologiques&#039;&#039;&#039;, qui comparent plusieurs groupes d’individus, ou les études &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;in vitro&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, qui sont effectuées sur des cultures de tissus ou des cellules. Malgré tout, la mesure de la DL&amp;lt;sub&amp;gt;50&amp;lt;/sub&amp;gt; reste aujourd’hui encore la méthode &#039;&#039;&#039;la plus utilisée&#039;&#039;&#039; pour l’évaluation de la toxicité du venin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
TREVAN John William, The error of determination of toxicity, article publié dans Proceedings of the Royal Society of London. Series B, Containing Papers of a Biological Character en 1927, &amp;lt;https://royalsocietypublishing.org/doi/epdf/10.1098/rspb.1927.0030  &amp;gt; (lien en anglais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GADDUM John Henry, John William Trevan, 1887-1956, article publié dans Biographical memoirs of fellows of the Royal Society en novembre 1957, &amp;lt;https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rsbm.1957.0019  &amp;gt; (lien en anglais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MORICE E., Méthode d’analyse des observations par « tout ou rien », article publié dans la Revue de Statistique appliquée en 1961, &amp;lt;http://www.numdam.org/article/RSA_1961__9_3_33_0.pdf  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHIPPAUX, Jean-Philippe, chapitre Toxicologie des venins du livre Venins de serpent et envenimations, édité chez IRD Editions en 2002 &amp;lt;https://books.openedition.org/irdeditions/10621?lang=fr  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ALDEBERT Pierre, Poisons et venins, chronique réalisée sur la Radio Chrétienne Francophone (RCF) entre février et juin 2009, &amp;lt;https://www.cermav.cnrs.fr/wp-content/uploads/2018/04/poisons-venins.pdf  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toxicologie, article publié sur le site Géoconfluences de l’ENS de Lyon en juin 2012, &amp;lt;http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/toxicologie  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que DL50 et CL50 ?, fiche d’information publiée sur le site du Centre Canadien d’Hygiène et de Sécurité au Travail (ou CCHST) en novembre 2018, &amp;lt;https://www.cchst.ca/oshanswers/chemicals/ld50.html  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHAUVEAU Loïc, La toxicité du venin de serpent dépend de sa proie, article publié sur le site du magazine Sciences et Avenir en janvier 2019, &amp;lt;https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/reptiles-et-amphibiens/la-toxicite-du-venin-des-serpents-depend-de-la-proie_130723  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cours de toxicologie (2020-2021), Institut des Sciences Vétérinaires, Université Frères Mentouri Constantine I &amp;lt;https://fac.umc.edu.dz/vet/Cours_Ligne/cours_20_21/Toxicologie_A5/TOX5.pdf  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SADASIVAN Kalathil Pillai et al.,  John William Trevan’s concept of Median Lethal Dose (LD50/LC50) – more misused than used, article publié dans Journal of Pre-Clinical and Clinical Research (JPCCR) en juillet 2021, &amp;lt;http://www.jpccr.eu/pdf-139588-67132?filename=John%20William%20Trevan_s.pdf  &amp;gt; (lien en anglais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GURDJIAN Chloé, Quels sont les animaux les plus venimeux du monde ? , article publié sur le site du magazine GEO en mars 2022, &amp;lt;https://www.geo.fr/environnement/quels-sont-les-animaux-les-plus-venimeux-du-monde-208978  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Valeurs toxicologiques de référence (VTR), article publié sur le site de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) en avril 2022, &amp;lt;https://www.anses.fr/fr/content/valeurs-toxicologiques-de-r%C3%A9f%C3%A9rence-vtr  &amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Box Jellyfish, article publié sur le site de National Geographic, &amp;lt;https://www.nationalgeographic.com/animals/invertebrates/facts/box-jellyfish  &amp;gt; (lien en anglais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment évaluer un effet toxque ?, article publié sur le site de la Commission des Normes, de l’Equité, de la Santé et de la Sécurité au Travail (CNESST), &amp;lt;https://reptox.cnesst.gouv.qc.ca/toxicologie/notions-toxicologie/pages/08-comment-evaluer-effet-toxique.aspx  &amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=903</id>
		<title>Accueil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=903"/>
		<updated>2022-07-06T21:20:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : /* Terre */ ajout de la page Force d&amp;#039;un séisme&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:A propos des mesures|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Grandeur, valeur et unité]]&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Biologie|Biologie]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
*[[Estimation d&#039;une population animale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un séisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_s%C3%A9isme&amp;diff=902</id>
		<title>Force d&#039;un séisme</title>
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		<updated>2022-07-06T21:16:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Force sismique vers Force d&amp;#039;un séisme sans laisser de redirection&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie: Terre ]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref| Cette page est dédiée à la mesure de la force d’un séisme. On entend souvent parler de l’échelle de Richter, mesure la plus connue, mais que représente-t-elle vraiment ? Et comment traite-t-on les données d’un séisme pour le classer sur cette échelle ? Cette page aborde également les autres mesures de la force sismique. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Pour commencer, un séisme est provoqué par une rupture dans la croûte terrestre, ce qui créé les secousses que nous ressentons. La force du séisme est caractérisée par 2 grandeurs : &#039;&#039;&#039;la magnitude&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;l’intensité&#039;&#039;&#039;. La magnitude renseigne sur l’énergie libérée lors de la rupture en profondeur, tandis que l’intensité caractérise les dégâts provoqués en surface. En fonction de la démographie et du type d’infrastructures, les dégâts sont plus ou moins importants, l’intensité diffère donc d’un lieu à l’autre. Ainsi, l’intensité est une propriété locale du séisme. En revanche, la magnitude est une propriété intrinsèque au séisme.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction ==&lt;br /&gt;
[[File:seisme.JPG|thumb|left|350px|Schéma représentant un séisme (d est la quantité de glissement) (création : A.Fontanet)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un séisme est provoqué par une &#039;&#039;&#039;rupture&#039;&#039;&#039; dans la croûte terrestre, engendrant une &#039;&#039;&#039;faille&#039;&#039;&#039; et un mouvement du sol que l’on appelle &#039;&#039;&#039;glissement&#039;&#039;&#039;. Le point où a lieu la rupture est appelé le &#039;&#039;&#039;foyer&#039;&#039;&#039;. Des ondes sismiques se propagent depuis le foyer, jusqu’en surface où nous ressentons les secousses. La force de ces secousses dépend de plusieurs paramètres : l’énergie libérée lors de la rupture, les types de roches traversées par les ondes, et notre distance à l’épicentre. L’&#039;&#039;&#039;épicentre&#039;&#039;&#039; est la projection du foyer sur la surface du globe terrestre. Plus nous sommes loin de l’épicentre, moins nous ressentons les secousses, car les ondes sont atténuées pendant leur propagation dans les roches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La force d’un séisme est caractérisée par 2 grandeurs : la magnitude et l’intensité. La magnitude renseigne sur l’énergie libérée au foyer, tandis que l’intensité est liée aux dégâts provoqués en surface. Ainsi, un séisme possède une seule magnitude, mais peut avoir plusieurs intensités selon les lieux où sont ressenties les secousses. En effet, en fonction de la démographie et du type d’infrastructures, les dégâts sont plus ou moins importants, et donc l’intensité est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retient : &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Magnitude&#039;&#039;&#039; = propriété intrinsèque &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Intensité&#039;&#039;&#039; = propriété locale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La magnitude ==&lt;br /&gt;
La magnitude caractérise l’énergie libérée par la rupture de la croûte terrestre au niveau du foyer. Elle se calcule à partir de l’amplitude des mouvements du sol, enregistrés par les sismographes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’instrument de mesure : le sismographe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:photosismo.JPG|thumb|right|350px|Photographie d&#039;un sismographe (source : Flickr)]]&lt;br /&gt;
[[File:schemasismo.JPG|thumb|left|350px|Schéma d&#039;un sismographe (source : Wikimedia)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &#039;&#039;&#039;sismographe&#039;&#039;&#039; est l’instrument permettant de mesurer la magnitude d’un séisme. Il contient un &#039;&#039;&#039;sismomètre&#039;&#039;&#039;, qui capte les mouvements du sol. Le sismomètre est composé d’une masse très lourde à laquelle est fixée une tige capable de coulisser à l’horizontal et à la verticale. Lorsque le sol tremble, la masse reste immobile mais la tige bouge. Le mouvement de cette tige, provoqué par les secousses, permet de tracer les &#039;&#039;&#039;sismogrammes&#039;&#039;&#039;, qui représentent les mouvements du sol en fonction du temps. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Sur les sismogrammes, on peut lire l’amplitude des ondes sismiques, leur heure d’arrivée à la station d’enregistrement, et en déduire la position de l’épicentre. Ces données permettent le calcul de la magnitude, et sont accessibles très rapidement après un séisme, ce qui permet de prévenir la population locale en cas de danger, notamment de tsunami.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:sismogramme.JPG|thumb|center|350px|Exemple de sismogramme (source : Azurseisme)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:epicentre.JPG|thumb|right|350px|Triangulation d&#039;un épicentre (création : A.Fontanet)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour trouver la position de l’épicentre à partir de sismogrammes, on utilise la méthode de triangulation. Pour cela, il faut les données obtenues par des sismogrammes situés dans au moins 3 stations d’enregistrements différentes. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les sismogrammes permettent d’identifier l’instant d’arrivée de deux types d’ondes sismiques : les ondes P et les ondes S. Les ondes P arrivent toujours en premier, elles correspondent donc à la première secousse sur les sismogrammes. Les ondes S arrivent ensuite, et provoquent des mouvements du sol plus importants. Sur un sismogramme, on peut donc identifier leur arrivée comme le moment où l’amplitude devient beaucoup plus importante. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ainsi, pour une station donnée, on identifie l’instant d’arrivée des ondes P et l’instant d’arrivée des ondes S. L’écart de temps entre leurs arrivées est alors reporté dans la table de Jeffreys-Bullen. Cette table permet, en prenant en compte la vitesse des ondes P et S dans la roche, d’obtenir la distance que les ondes ont parcourue. Il est possible de consulter la table de Jeffreys-Bullen sur internet : &amp;lt;http://www.labosvt.com/download-file-40.html&amp;gt; &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
On peut finalement tracer un cercle autour de la station d’enregistrement, de rayon r la distance que les ondes ont parcourue. On sait que l’épicentre doit se situer sur ce cercle. Avec 3 cercles, on trouve l’épicentre à leur intersection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Echelles et calcul de magnitude ===&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs échelles de magnitude. La plus connue est la magnitude locale, dite de Richter. En théorie, il n’existe ni borne supérieure, ni borne inférieure, à la valeur de magnitude sur &#039;&#039;&#039;l’échelle de Richter&#039;&#039;&#039;. Pour se faire une idée, les plus gros séismes historiquement enregistrés sont de magnitude 9, voire 9,5 en 1960 au Chili. Quant aux faibles séismes, on peut même enregistrer des valeurs négatives : une brique chutant d’une hauteur de 1m correspond à une magnitude de -2 ! La possibilité d’obtenir des valeurs négatives s’explique par la relation logarithmique qui relie la magnitude (M) à l’énergie (Mo) : &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;M = 2/3.log10(M0) – 6&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il est intéressant d’utiliser cette relation pour comparer deux séismes différents, qu’on appelle S1 et S2. On peut remarquer qu’un écart de 2 en magnitude (MS1 -MS2 = 2) correspond à une énergie sismique 1000 fois plus importante (MoS1 = 1000*MoS2). &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
L’énergie libérée par un séisme s’appelle le &#039;&#039;&#039;moment sismique&#039;&#039;&#039; (Mo). Le moment sismique permet de relier la magnitude aux caractéristiques propres du séisme (dimensions de la faille, quantité de glissement, types de roche). En effet, l’expression du moment sismique est &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;M0 = μ.S.d&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;, où μ la rigidité de la roche, S la surface ayant rompue et d la quantité de glissement (c’est-à-dire le décalage entre les deux blocs séparés par la faille). Cette dernière relation permet d’ailleurs de se convaincre que le moment sismique est bien une énergie, puisque son unité est le Joule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : La précision d&#039;une magnitude calculée à partir d’un sismographe aujourd’hui est de l&#039;ordre de 0,25 unité de magnitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Exemples de séismes de différentes magnitudes ===&lt;br /&gt;
Comme la magnitude est une propriété intrinsèque des séismes, elle permet de les classifier. On présente dans le tableau ci-dessous quelques événements sismiques de différentes magnitudes, accompagnés de photographies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!Séisme !! Magnitude !! Photographie !! Conséquences ultérieures&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Strasbourg, 2020 || 3,4 || Pas de dégâts notables || X&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Ardèche, 2019 || 5,4 ||[[File:degat1.png|thumb|1000px|center|Source: azurseisme.com]] || X&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Haïti, 2021 || 7,2 || [[File:degat2.jpg|thumb|1000px|center|Source: Wikipédia]] || X &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Japon, 2011 || 8,9 || [[File:degat3.jpg|thumb|1000px|center|Source: Flickr]] || Tsunami, endommagement d&#039;une centrale nucléaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| Chili, 1960 || 9,5 || [[File:degat4.png|thumb|1000px|center|Source: blockspot.com]] || Tsunami, irruption volcanique&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’intensité ==&lt;br /&gt;
L’intensité est liée aux effets des secousses en surface. Il s’agit d’une propriété locale. En effet, elle diffère d’un lieu à l’autre car les dommages causés dépendent de la densité de population et du type d’infrastructure.&lt;br /&gt;
=== Echelles d’intensité ===&lt;br /&gt;
Pour mesurer l’intensité, les sismologues ont créé des échelles qui caractérisent le niveau de dégâts provoqués localement par un séisme. L’échelle la plus commune est l’échelle MSK, du nom de ses créateurs (Medvedev, Sponheuer et Karnik).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+&lt;br /&gt;
Echelle MSK&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Intensité !! Dégâts&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| I || Secousse non ressentie par les habitants mais détectée par les sismographes&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| II || Secousse partiellement ressentie, surtout par les personnes au repos ou en étage élevé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| III || Secousse faiblement ressentie, balancement des objets suspendus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| IV || Secousse largement ressentie, tremblement des objets&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| V || Secousse forte, chute d’objets&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| VI || Frayeur des habitants, fissures dans les murs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| VII || Dommages importants, larges fissures dans les infrastructures&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| VIII || Dégâts très importants, destruction de certains bâtiments peu robustes&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| IX || Destruction de bâtiments robustes, chute de monuments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| X || Destruction de toutes les bâtiments non parasismiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| XI || Catastrophe majeure, destruction générale de toutes les infrastructures (bâtiments, ponts, canalisations, …)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| XII || Enormes modifications du paysage, crevasses dans le sol, rivières déplacées&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Depuis le 1er janvier 2000, la France utilise la nouvelle échelle européenne, l’échelle EMS98, variante très proche de l’échelle MSK utilisée jusqu’alors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+&lt;br /&gt;
Echelle EMS98&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Intensité !! Secousse !! Dégâts&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| I || Imperceptible || La secousse n&#039;est perçue par personne. Seuls les sismographes la détectent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| II || Très faiblement ressentie || Seules quelques personnes ressentent des vibrations, surtout les personnes au repos et en étage.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| III || Faible || Les vibrations ne sont ressenties que par quelques personnes à l’intérieur des bâtiments. Les objets suspendus se balancent légèrement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| IV || Largement ressentie || La secousse est ressentie à l’intérieur des bâtiments, mais très peu à l’extérieur. Elle peut réveiller les dormeurs mais n’effraie pas la population. Quelques objets peuvent trembler, ceux suspendus se balancent.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| V || Forte || La secousse est ressentie en intérieur et par quelques personnes en extérieur. Les constructions subissent un tremblement général, certaines personnes effrayées courent hors des bâtiments. Le mobilier lourd tombe, les portes et les fenêtres battent violemment.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| VI || Crée de petits dommages || La secousse est ressentie aussi bien en intérieur qu’en extérieur. De nombreuses personnes effrayées se précipitent à l’extérieur. Les petits objets tombent. De légères fissures apparaissent sur les constructions et quelques plâtres chutent. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| VII || Crée des dommages || Frayeur générale. Le mobilier est renversé, les objets chutent. Les bâtiments sont fissurés.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| VIII || Crée des dommages importants || Les constructions sont largement endommagées : importantes fissures, chutes de cheminées, et parfois effondrement partiel du bâtiment.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| IX || Destructive || Les monuments et les statues sont déplacés. Beaucoup de bâtiments s’effondrent partiellement, certains entièrement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| X || Très destructive || De nombreuses constructions s’effondrent entièrement.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| XI || Extrêmement destructive || La quasi-totalité des constructions s’effondre.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| XII || Catastrophique || Pratiquement toutes les infrastructures au-dessus ou en-dessous du sol sont détruites.&lt;br /&gt;
|} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Méthode de mesure ===&lt;br /&gt;
La méthode employée pour mesurer l’intensité varie d’un pays à l’autre. En France, la valeur d’intensité est établie à partir de &#039;&#039;&#039;questionnaires&#039;&#039;&#039; distribués aux gendarmeries, casernes de pompiers et mairies, dans les zones touchées. Ces questionnaires interrogent le témoin sur sa localisation et sa situation lors des secousses (intérieur/extérieur, debout/allongé, …), les mouvements du sol, les bruits entendus, et les effets sur les objets et les bâtiments. Ils sont établis et traités par le &#039;&#039;&#039;BCSF&#039;&#039;&#039; (Bureau Central Sismologique Français) et consultables sur internet à l’adresse :&amp;lt;http://svt53gt.phpnet.org/jules_renard/quatrieme/seisme/formulaire.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les particuliers peuvent remplir le formulaire en ligne s’ils le souhaitent, mais de préférence rapidement après le séisme, car le souvenir de la secousse doit être le plus fidèle et le plus précis possible. La fiabilité des réponses est inversement proportionnelle au temps écoulé entre le séisme et l’enquête.&lt;br /&gt;
[[File:carteintensite.JPG|thumb|right|350px|Exemple de carte d&#039;intensité (source : Azurseisme)]]&lt;br /&gt;
Pour ce qui est des zones inhabitées, on ne peut pas mesurer l’intensité, puisqu’il n’y a pas de témoin pour décrire les effets locaux du séisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cartes d’intensités ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les séismes importants, on établit des cartes d’intensités grâce à aux questionnaires. On trace sur ces cartes des courbes d’égales intensités, appelées isoséistes.&lt;br /&gt;
On constate que l’intensité dépend de la distance à l’épicentre, ou plus précisément de la distance au foyer. Plus on s’éloigne du foyer, plus l’intensité diminue. En fait, plus la distance que parcourent les ondes sismiques est grande, plus elles sont atténuées au cours de leur propagation dans les roches. Par conséquent, les ondes provoquent une secousse plus faible, et donc moins de dégâts, en s’éloignant de l’épicentre. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ces cartes permettent ainsi d’identifier les variations spatiales des effets produits par le séisme. Cela peut conduire dans certaines zones à des prises de décisions importantes, comme l’établissement de normes parasismiques pour les bâtiments, ou le déclenchement de la procédure Catastrophes Naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+&lt;br /&gt;
Résumé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! !! Propriété !! Méthode de mesure !! Echelle !! Utilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| MAGNITUDE || Intrinsèque || Sismographe || Richter || Classification des séismes&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|style=&amp;quot;text-align:center;&amp;quot;| INTENSITE || Locale || Questionnaire du BCSF || MSK ou EMS98 || Evaluation des dégâts&lt;br /&gt;
|} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un peu d’Histoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qui était Charles François Richter ? ===&lt;br /&gt;
[[File:richter.JPG|thumb|left|350px|Charles François Richter (source : Wikipédia)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charles François Richter est un sismologue et physicien américain. Il est né le 26 avril 1900 en Ohio, et mort le 30 septembre 1985 en Californie. Il est connu pour l’invention de l’échelle de mesure sismique qui porte son nom : l’échelle de Richter. Après avoir obtenu un doctorat en physique théorique au &amp;quot;&amp;quot;California Institute of Technology&amp;quot;&amp;quot; en 1928, il accepte de diriger un laboratoire de sismologie à Pasadena (Californie). C’est en 1935 qu’il publie ses travaux sur la mesure de la force d’un séisme, qui permettent d’estimer l’énergie libérée lors de la rupture. Avant ces travaux, la seule manière de mesurer la force sismique était l’intensité. Richter a donc apporté une contribution importante aux études sismologiques, en créant une échelle applicable partout et qui permet de classer les séismes de façon plus rigoureuse : la première échelle de magnitude.&lt;br /&gt;
[[File:vieuxsismo.JPG|thumb|right|350px|Reconstitution du sismographe de Zhang Heng (source : CCDMD (Centre Collégial de Développement de Matériel Didactique))]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment étaient les premiers sismogrammes ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le premier prototype de sismographe connu remonte à l’an 132 et a été inventé par un scientifique chinois, Zhang Heng. Très différent des sismographes actuels, il s’agissait d’un récipient en bronze contenant une boule, et orné de huit dragons et huit grenouilles alignés sur les points cardinaux. Lorsque les secousses arrivaient, la boule tombait de la bouche du dragon aligné dans la direction de l’épicentre, et était récupérée dans la bouche de la grenouille correspondante. Cela permettait de savoir qu’un séisme avait eu lieu, et de savoir dans quelle direction envoyer de l’aide. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le premier sismographe européen date quant à lui du XVIIIème siècle. Il s’agissait d’un récipient rempli à ras-bord de mercure. Les ondes sismiques faisaient déborder le liquide. En fonction de la localisation du débordement et de la quantité de liquide tombé, il était possible de connaître la direction et la distance de l’épicentre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Risques sismiques et installations nucléaires – Comment mesure-t-on la force d’un séisme&#039;&#039; (page 3) publié par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire). &lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/La_surete_Nucleaire/risque_sismique_installations_nucleaires/Pages/2-Comment_mesure-t-on_la_force_des_seismes.aspx#.Yr1mzxXP1PZ&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Exploiter les métadonnées de sismogrammes en SNT et SVT&#039;&#039;, publié par l’Académie de Nice le 02/02/20.&lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;https://www.pedagogie.ac-nice.fr/svt/?p=1874&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La magnitude d’un séisme : définitions, déterminations&#039;&#039;, publié par Olivier Dequincey le 19/03/2010 sur Planet Terre – ENS Lyon.&lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/seisme-magnitude-moment-energie.xml&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Magnitude et intensités des séismes&#039;&#039;, publié par le Service Educatif de l’OMP (Observatoire Midi-Pyrénées).&lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;https://edu.obs-mip.fr/magnitude-et-intensite-des-seismes/&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Intensité d’un séisme&#039;&#039;, publié par le Musée de sismologie et collections de géophysique.&lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;http://musee-sismologie.unistra.fr/comprendre-les-seismes/notions-pour-petits-et-grands/notions-de-base/intensite-dun-seisme/#:~:text=Intensit%C3%A9%20d%27un%20s%C3%A9isme.%20L%E2%80%99intensit%C3%A9%20d%E2%80%99un%20s%C3%A9isme%20d%C3%A9pend%20du,s%C3%A9isme%20mais%20varie%20aussi%20selon%20la%20structure%20g%C3%A9ologique&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Enquêtes macrosismiques&#039;&#039;, BCSF.&lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;https://www.franceseisme.fr/doc/enquetes.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le premier sismographe de l’Histoire, Fiche scientifique – « Réseau SISMOS à l’école »&#039;&#039;, publié par Sciences à l’Ecole.&lt;br /&gt;
Disponible sur internet : &amp;lt;http://www.sciencesalecole.org/wp-content/uploads/2021/09/Premier_sismographe.pdf&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=597</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2021-01-22T22:18:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:A propos des mesures|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Santé|Santé]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/ Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/ Réseau National de la Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/ Laboratoire national de métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Accueil</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:A propos des mesures|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Santé|Santé]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/fr/|Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/|Réseau National de la&lt;br /&gt;
Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/|Laboratoire national de&lt;br /&gt;
métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Les unités de mesure en cuisine</title>
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		<updated>2021-01-22T21:36:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Les unités de mesure en cuisine vers Unités de mesure en cuisine&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Unités de mesure en cuisine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Unités de mesure en cuisine</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : Nicolas.graner a déplacé la page Les unités de mesure en cuisine vers Unités de mesure en cuisine&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie: Gastronomie]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde sait qu’il n’est pas toujours facile de décrypter une recette de cuisine. Que signifie une cuillère à café de sucre ? Une cuillère rase ? Pleine ? Même si, en France, de nombreuses quantités sont exprimées en grammes ou en litres dans les recettes (voire même uniquement en grammes dans les recettes les plus précises), ce type de mesure à l’aide de cuillères reste très présent. De plus, dans d’autres pays, les types de mesure des quantités sont encore différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents type de mesure des quantités en cuisine que l’ont peut trouver en France:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une pincée de sel = 0,3 à 0,5g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une noisette de beurre = 4g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une noix de beurre = 15g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une cuillère à café = 5ml = 5g de sel, sucre ou beurre = 4g de farine, huile ou semoule = 3g de poivre moulu, cacao, fécule, sucre glace ou maïzena.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une cuillère à soupe =15ml = 3 cuillères à café.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit donc que ces quantités, pour les cuillères notamment, sont plutôt difficiles à mesurer quand on ne connaît pas l’équivalent en gramme car cela dépend grandement du contenu de la cuillère. C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus dans les livres de recettes des quantités exprimées engrammes ou en litres, les rendant ainsi bien plus faciles à mesurer et surtout de manière plus précise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans les pays anglophone ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un pays à l’autre la manière de mesurer ces quantités diffère.&lt;br /&gt;
Par exemple, aux États-Unis une cuillère à soupe ne correspond pas à 15ml mais à 14ml et en Australie cela correspond à 20ml. Une cuillère à café (à thé) correspond à 4,5ml aux États-Unis au lieu de 5ml en France et en Australie la mesure en cuillère à café est remplacée par la mesure en cuillerée à dessert qui correspond à 15ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, en France, le système de mesure utilisé en cuisine tend de plus en plus à n’être que la masse exprimé en grammes, dans les pays anglo-saxons ce n’est pas vraiment le cas. En effet, les quantités sont la plupart du temps exprimées en teaspoon (cuillère à café), tablespoon (cuillère à soupe) ou cup (tasse). Lorsque les recettes cherchent à être plus précise la masse est alors donnée mais cette fois plus un gramme mais en pound (livre) ou en ounce (once) avec la correspondance suivante une once vaut 28,4g et une livre vaut 16 onces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces différences rendent l’interprétation des recettes difficile car beaucoup de conversions sont nécessaires et peuvent donc entraîner de nombreuses erreurs. C’est pourquoi on remarque de plus en plus une volonté de ne plus utiliser que l’expression des quantités à l’aide du système international d’unité c’est-à-dire en grammes. C’est notamment le cas en Grande-Bretagne où désormais dans la plupart des livres de recettes les quantités sont à la fois exprimées en grammes et en livre afin de rendre la compréhension des recettes plus globale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9s_de_mesure_pour_la_cuisine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image, https://i.pinimg.com/originals/a3/d2/92/a3d29228b84940257fcd50d1a4f6e001.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=593</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2021-01-22T21:32:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les&lt;br /&gt;
méthodes de mesures dans différents domaines. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:A propos des mesures|Généralités]]==&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système&lt;br /&gt;
d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la&lt;br /&gt;
technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence&lt;br /&gt;
Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau&lt;br /&gt;
International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir&lt;br /&gt;
ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce&lt;br /&gt;
système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées&lt;br /&gt;
de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et&lt;br /&gt;
évolue avec les progrès de la métrologie. C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Physique|Physique]]==&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Santé|Santé]]==&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Terre|Terre]]==&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]==&lt;br /&gt;
*[[Les unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture : Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd. Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*PERDIJON, Jean. &#039;&#039;La mesure&#039;&#039;. Vuibert, 2012.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://www.bipm.org/fr/|Bureau international des poids et mesures]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[https://metrologie-francaise.lne.fr/|Réseau National de la&lt;br /&gt;
Métrologie Française], un site du [https://www.lne.fr/|Laboratoire national de&lt;br /&gt;
métrologie et d&#039;essais (LNE)]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=592</id>
		<title>Force d&#039;un piment</title>
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		<updated>2021-01-22T20:31:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie: Gastronomie]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments sont très doux, comme les poivrons, tandis que d’autres provoquent de fortes sensations de brûlure. Les molécules responsables de cette sensation sont les capsaïcinoïdes. La force des piments était historiquement mesurée par un test gustatif, mais des méthodes plus précises ont été développées par les chimistes depuis.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Capsaïcine.JPG|thumb|350px|right|Représentations de la molécule de capsaïcine]]&lt;br /&gt;
Le piment est un fruit appartenant à la famille des solanacées, comme la tomate ou l’aubergine, et plus particulièrement au genre Capsicum. Il a été domestiqué il y a plus de 9500 ans en Amérique du Sud et Centrale, et a été importé en Europe au 15ème siècle. Il s’est alors répandu par le biais du commerce sur toute la planète, en Asie et en Afrique. Il s’est très bien acclimaté dans de nombreux pays, et de nombreux peuples se sont appropriés ce fruit et sa saveur. Ils ont sélectionné des espèces pour satisfaire leurs goûts, créant une multitude de variétés de piment. Ainsi, si son goût est souvent associé à la sensation de brûlure et de piquant, certaines variétés de piment, comme le poivron, ont une saveur douce. Des méthodes existent pour classifier les piments selon leur force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les molécules responsables de la sensation de brûlure quand on mange un piment sont les capsaïcinoïdes. Elles ont été développées au cours de l’évolution des piments pour en éloigner les prédateurs (insectes, champignons). Ce sont des molécules qui ont la particularité d’activer des récepteurs de chaleur de la peau et des muqueuses, ce qui donne l’impression de brûlure. Ce n’est qu’une impression qui ne laisse pas de réelle blessure car il n’y a pas d’augmentation de température. En particulier, le capsaïcinoïde le plus présent dans la majorité des piments est la capsaïcine. Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans le gras: pour se débarasser de la sensation de brûlure, boire de l’eau n’est donc pas efficace. La capsaïcine a été découverte en 1816 par Bucholz, et en 1878 le médecin Hogyes découvre qu’elle est à l’origine de la sensation de brûlure. La force des piments se mesure en Scoville Heat Units (SHU), ou unités Scoville. Ce nom provient du nom du chimiste Wilbur Scoville, qui a mis en place en 1912 la première méthode de mesure de la force des piments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;expérience historique de Scoville == &lt;br /&gt;
[[File:Dilution_solutions_pimentees.png|thumb|300px|left|Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mesurer la force d’un piment, Scoville a eu l’idée d’un test organoleptique (gustatif et olfactif). Après avoir pesé précisément une quantité de piment séché, il le dissolvait dans de l’alcool pour en extraire les composants puisque les capsaïcinoïdes sont solubles dans l’alcool. La préparation était ensuite mélangée à de l’eau sucrée. Elle était alors diluée plusieurs fois, et ces nouvelles préparations avec des concentrations de plus en plus petites étaient soumises à cinq goûteurs. Ainsi, ils commençaient par goûter la préparation la plus forte, puis des préparations de plus en plus douces. Lorsqu’au moins trois des cinq goûteurs ne pouvaient plus déceler la sensation de brûlure en buvant la préparation, le taux de dilution de la préparation était noté et un multiple de 100 SHU était associé à celui-ci.&lt;br /&gt;
Cette méthode est très critiquée sur sa subjectivité. En effet, elle est entièrement basée sur la perception humaine. Cela pose problème car chaque individu ne ressent pas les goûts, et donc la force du piment, de la même manière. Cela dépend du nombre de récepteurs de chaleur, de l’habitude de consommer des piments, et d’autres facteurs (comme par exemple le fait d’être fumeur, ce qui peut altérer la perception du piment) propres à chacun. En outre, le problème de l’adaptation sensorielle se pose. Quand nos récepteurs sont stimulés à de nombreuses reprises, ils s’adaptent et avec le temps nos sensations diminuent. C’est ce qu’il se passe quand un fumeur ne remarque plus l’odeur du tabac alors qu’elle est dérangeante pour un non-fumeur par exemple. Pour le test de Scoville, les récepteurs de chaleur de la bouche des goûteurs s’adaptent à la force du piment au fur et à mesure de l’expérience, en particulier parce qu’ils testent les préparations de la plus forte à la moins forte. Ils ne ressentent pas la force des dernières préparations comme ils ressentaient celle des premières. Différents laboratoires ont mené des expériences comme celle de Scoville, et leurs résultats varient jusqu&#039;à 50% à cause de ces problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des mesures plus fiables aujourd&#039;hui ==&lt;br /&gt;
[[File:HPLC.png|thumb|500px|Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont donc cherché des méthodes plus fiables, ne dépendant pas de la perception humaine, pour estimer la force d’un piment. Aujourd’hui, la force des piments est mesurée grâce à la chromatographie en phase liquide à haute performance, ou CLHP. C’est une technique très utilisée en biochimie pour séparer les molécules dans un mélange. &lt;br /&gt;
Dans un tube en verre appelé colonne, on place l’échantillon dont on veut connaître la composition. Cet échantillon est préparé à partir d’une masse connue de piment séché, que l’on dilue la plupart du temps dans de l’éthanol (un alcool). Cette préparation est appelée « solution », c’est ce que l’on injecte au début de l’expérience dans la colonne. Les composés que l’on veut analyser sont appelés « solutés ». Dans la mesure de la force d’un piment, les solutés intéressants sont les capsaïcinoïdes. La solution est entraînée grâce à un liquide (appelé phase mobile) au travers d’un solide (appelé phase stationnaire). Ce solide est composé de grains de très petite taille. Chaque soluté de l’échantillon à analyser interagit différemment avec les phases mobile et stationnaire. En particulier, les solutés sont retenus inégalement par la phase stationnaire, selon leurs propriétés physiques et chimiques. Tous les solutés sont donc retenus durant des temps différents. Chaque soluté sort de la colonne après un temps qui lui est propre, appelé temps de rétention. Il passe alors dans un détecteur, dont le signal est enregistré et tracé en fonction du temps. La courbe obtenue s’appelle un chromatogramme. Le passage d’un soluté se lit sous la forme d’un pic sur le chromatogramme, et l’aire sous les pics permet de retrouver la concentration du soluté dans la solution de départ. A partir de cette concentration, on peut exprimer la proportion du soluté dans la solution. On l’exprime en partie par million (ppm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Echelle de Scoville.png|thumb|left|400px|Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|On connaît la masse de piment au départ &amp;lt;math&amp;gt;m_{totale}&amp;lt;/math&amp;gt;, et le volume de la solution &amp;lt;math&amp;gt;V&amp;lt;/math&amp;gt;. Grâce au détecteur, on connaît la concentration d’un soluté &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;. Cette concentration est reliée à la masse du soluté &amp;lt;math&amp;gt;m_{soluté}&amp;lt;/math&amp;gt; par la formule &amp;lt;math&amp;gt;C =  \frac{m_{soluté}}{V}&amp;lt;/math&amp;gt;. Il suffit donc de multiplier la concentration du soluté par le volume pour obtenir la masse du soluté. Enfin, on trouve la proportion du soluté dans la solution en ppm par la formule :&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Proportion \ en \ ppm=  \frac{m_{soluté}}{m_{totale}} \times 10000000&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs capsaïcinoïdes, il faut donc prendre en compte tous leurs pics sur le chromatogramme et calculer toutes leurs proportions. Dans le protocole chimique le plus répandu pour mesurer la force d’un piment, les phases mobile et stationnaire utilisées permettent d’obtenir trois pics sur le chromatogramme. Un pic correspond aux pigments (les molécules qui donnent la couleur) du piment, un pic correspond à la capsaïcine et un autre pic correspond à la dihydrocapsaïcine qui est un autre type de capsaïcinoïde. La force du piment est alors calculée de la sorte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; Force \ du \ piment \ (en \ ppm) = Proportion \ de \ capsaïcine + 0,82 * Proportion \ de \ dihydrocapsaïcine&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
On peut convertir cette proportion en SHU en la multipliant par 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note |[[File:chromato_piment.png|thumb|right|300px|Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine.]] On peut associer un soluté à un pic de deux manières. La plus simple est de comparer le temps de rétention du soluté avec les temps de rétention connus. Des mesures ont été effectuées avec les mêmes phases stationnaire et mobile, en partant de composés purs. On obtient donc leur pic caractéristique, à un certain temps de rétention. On peut alors se référer à ces valeurs pour identifier les pics du chromatogramme. La deuxième manière d’identifier les pics est de déterminer de quelle molécule il s’agit grâce à un spectromètre. Il s’agit de faire passer de la lumière à travers le composé à identifier, pour mesurer comment il absorbe la lumière. Chaque composé absorbe des rayonnements différents, ce qui permet de l’identifier. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode est beaucoup plus fiable que le test organoléptique, et elle permet en plus de tester la force de substances trop fortes pour être goûtées par l’Homme, comme des capsaïcinoïdes purs. Par exemple, au sommet de l’échelle de Scoville on trouve aujourd’hui une molécule qui se situe à plus de 15 milliards SHU, la résinifératoxine. Elle provient de la résine d’une plante marocaine, et peut provoquer de graves brûlures chimiques. Loin derrière, le piment le plus fort au monde est depuis 2017 le Pepper X, classé à 3 180 000 SHU. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PALLOIX Alain, DAUBEZE Anne-Marie, POCHARD Edmond : Le piment. Dans Histoires de légumes, C. Foury et M. Pitrat, édition INRA (sous presse)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POCHARD Edmond, Histoire du piment et recherche, INRA-Mensuel n°29, mars 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K.V.PETER : Handbook of Herbs and Spices. Disponible sur internet : &amp;lt;https://books.google.fr/books?id=P4FwAgAAQBAJ&amp;amp;pg=PA127&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARRY-JESTER, Anna Maria : Rating Chili Peppers On A Scale Of 1 To Oh Dear God I’m On Fire.Disponible sur internet : &amp;lt;https://fivethirtyeight.com/features/rating-chili-peppers-on-a-scale-of-1-to-oh-dear-god-im-on-fire/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENRICHON, Susan J. : Examples of Sensory Adaptation. Disponible sur internet : &amp;lt;https://sciencing.com/examples-sensory-adaptation-14224.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Académie de Nancy-Metz : CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC). Disponible sur internet : &amp;lt;http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/liens/Jumber/pdf_chimie/HPLC.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLINS Margaret D., MAYER WASMUND Loide, BOSLAND Paul W.. Department of Agronomy and Horticulture, New Mexico State University, Las&lt;br /&gt;
Cruces, 1995: Improved Method for Quantifying&lt;br /&gt;
Capsaicinoids in Capsicum Using Highperformance Liquid Chromatography. Disponible sur internet : &amp;lt;https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Accueil&amp;diff=591</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2021-01-22T20:27:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== &amp;lt;strong&amp;gt;Comment mesure-t-on … ?&amp;lt;/strong&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les méthodes de mesure. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans&lt;br /&gt;
la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pages déjà existantes (pas forcément terminées)==&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et évolue avec les méthodes de mesure . C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Physique|Physique]]===&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Santé|Santé]]===&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Terre|Terre]]===&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]===&lt;br /&gt;
*[[Les unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:A propos des mesures|A propos des mesures]]===&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture: Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd.&lt;br /&gt;
Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir aussi la bibliographie citée dans la page Discussion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Bac_%C3%A0_sable&amp;diff=357</id>
		<title>Bac à sable</title>
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		<updated>2016-06-30T15:51:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : /* Bac à sable pour s&amp;#039;entrainer à la mise en page. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Bac à sable pour s&#039;entrainer à la mise en page.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note| ceci est un test!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Einstein prétend que &amp;lt;math&amp;gt;E=\frac{m_0c^2}{\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}}&amp;lt;/math&amp;gt; mais j&#039;ai un doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Test.mp3]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:waves.ogg]]&lt;br /&gt;
[[:File:waves.ogg]]&lt;br /&gt;
[[Media:waves.ogg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Bac à sable</title>
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		<updated>2016-06-30T15:48:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Bac à sable pour s&#039;entrainer à la mise en page.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note| ceci est un test!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Einstein prétend que &amp;lt;math&amp;gt;E=\frac{m_0c^2}{\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}}&amp;lt;/math&amp;gt; mais j&#039;ai un doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Test.mp3]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[:File:waves.ogg]&lt;br /&gt;
]&lt;br /&gt;
[[Media:waves.ogg]&lt;br /&gt;
]&lt;br /&gt;
[[File:waves.ogg]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Bac à sable</title>
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		<updated>2016-06-08T12:53:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : essai de formule&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Bac à sable pour s&#039;entrainer à la mise en page.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note| ceci est un test!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Einstein prétend que &amp;lt;math&amp;gt;E=\frac{m_0c^2}{\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}}&amp;lt;/math&amp;gt; mais j&#039;ai un doute.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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		<title>Accueil</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Nicolas.graner : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Comment mesure-t-on ?&amp;lt;/strong&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce site vous dira bientôt tout sur les méthodes de mesures.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nicolas.graner</name></author>
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