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	<title>Comment mesure-t-on ? - Contributions [fr]</title>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Botanique&amp;diff=590</id>
		<title>Catégorie:Botanique</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Page vide créée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Unités de mesure en cuisine</title>
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		<updated>2019-07-18T12:41:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie: Gastronomie]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde sait qu’il n’est pas toujours facile de décrypter une recette de cuisine. Que signifie une cuillère à café de sucre ? Une cuillère rase ? Pleine ? Même si, en France, de nombreuses quantités sont exprimées en grammes ou en litres dans les recettes (voire même uniquement en grammes dans les recettes les plus précises), ce type de mesure à l’aide de cuillères reste très présent. De plus, dans d’autres pays, les types de mesure des quantités sont encore différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents type de mesure des quantités en cuisine que l’ont peut trouver en France:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une pincée de sel = 0,3 à 0,5g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une noisette de beurre = 4g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une noix de beurre = 15g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une cuillère à café = 5ml = 5g de sel, sucre ou beurre = 4g de farine, huile ou semoule = 3g de poivre moulu, cacao, fécule, sucre glace ou maïzena.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une cuillère à soupe =15ml = 3 cuillères à café.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit donc que ces quantités, pour les cuillères notamment, sont plutôt difficiles à mesurer quand on ne connaît pas l’équivalent en gramme car cela dépend grandement du contenu de la cuillère. C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus dans les livres de recettes des quantités exprimées engrammes ou en litres, les rendant ainsi bien plus faciles à mesurer et surtout de manière plus précise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans les pays anglophone ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un pays à l’autre la manière de mesurer ces quantités diffère.&lt;br /&gt;
Par exemple, aux États-Unis une cuillère à soupe ne correspond pas à 15ml mais à 14ml et en Australie cela correspond à 20ml. Une cuillère à café (à thé) correspond à 4,5ml aux États-Unis au lieu de 5ml en France et en Australie la mesure en cuillère à café est remplacée par la mesure en cuillerée à dessert qui correspond à 15ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, en France, le système de mesure utilisé en cuisine tend de plus en plus à n’être que la masse exprimé en grammes, dans les pays anglo-saxons ce n’est pas vraiment le cas. En effet, les quantités sont la plupart du temps exprimées en teaspoon (cuillère à café), tablespoon (cuillère à soupe) ou cup (tasse). Lorsque les recettes cherchent à être plus précise la masse est alors donnée mais cette fois plus un gramme mais en pound (livre) ou en ounce (once) avec la correspondance suivante une once vaut 28,4g et une livre vaut 16 onces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces différences rendent l’interprétation des recettes difficile car beaucoup de conversions sont nécessaires et peuvent donc entraîner de nombreuses erreurs. C’est pourquoi on remarque de plus en plus une volonté de ne plus utiliser que l’expression des quantités à l’aide du système international d’unité c’est-à-dire en grammes. C’est notamment le cas en Grande-Bretagne où désormais dans la plupart des livres de recettes les quantités sont à la fois exprimées en grammes et en livre afin de rendre la compréhension des recettes plus globale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9s_de_mesure_pour_la_cuisine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image, https://i.pinimg.com/originals/a3/d2/92/a3d29228b84940257fcd50d1a4f6e001.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<title>Catégorie:Gastronomie</title>
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		<updated>2019-07-18T12:39:25Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Unités de mesure en cuisine</title>
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		<updated>2019-07-18T12:36:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Page créée avec « &amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;  Tout le monde sait qu’il n’est pas toujours facile de décrypter une recette de cuisine. Que signifie une cuillère à café de sucre ? Une cuil... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde sait qu’il n’est pas toujours facile de décrypter une recette de cuisine. Que signifie une cuillère à café de sucre ? Une cuillère rase ? Pleine ? Même si, en France, de nombreuses quantités sont exprimées en grammes ou en litres dans les recettes (voire même uniquement en grammes dans les recettes les plus précises), ce type de mesure à l’aide de cuillères reste très présent. De plus, dans d’autres pays, les types de mesure des quantités sont encore différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En France ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents type de mesure des quantités en cuisine que l’ont peut trouver en France:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une pincée de sel = 0,3 à 0,5g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une noisette de beurre = 4g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une noix de beurre = 15g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une cuillère à café = 5ml = 5g de sel, sucre ou beurre = 4g de farine, huile ou semoule = 3g de poivre moulu, cacao, fécule, sucre glace ou maïzena.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une cuillère à soupe =15ml = 3 cuillères à café.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit donc que ces quantités, pour les cuillères notamment, sont plutôt difficiles à mesurer quand on ne connaît pas l’équivalent en gramme car cela dépend grandement du contenu de la cuillère. C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus dans les livres de recettes des quantités exprimées engrammes ou en litres, les rendant ainsi bien plus faciles à mesurer et surtout de manière plus précise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dans les pays anglophone ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un pays à l’autre la manière de mesurer ces quantités diffère.&lt;br /&gt;
Par exemple, aux États-Unis une cuillère à soupe ne correspond pas à 15ml mais à 14ml et en Australie cela correspond à 20ml. Une cuillère à café (à thé) correspond à 4,5ml aux États-Unis au lieu de 5ml en France et en Australie la mesure en cuillère à café est remplacée par la mesure en cuillerée à dessert qui correspond à 15ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En général ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, en France, le système de mesure utilisé en cuisine tend de plus en plus à n’être que la masse exprimé en grammes, dans les pays anglo-saxons ce n’est pas vraiment le cas. En effet, les quantités sont la plupart du temps exprimées en teaspoon (cuillère à café), tablespoon (cuillère à soupe) ou cup (tasse). Lorsque les recettes cherchent à être plus précise la masse est alors donnée mais cette fois plus un gramme mais en pound (livre) ou en ounce (once) avec la correspondance suivante une once vaut 28,4g et une livre vaut 16 onces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces différences rendent l’interprétation des recettes difficile car beaucoup de conversions sont nécessaires et peuvent donc entraîner de nombreuses erreurs. C’est pourquoi on remarque de plus en plus une volonté de ne plus utiliser que l’expression des quantités à l’aide du système international d’unité c’est-à-dire en grammes. C’est notamment le cas en Grande-Bretagne où désormais dans la plupart des livres de recettes les quantités sont à la fois exprimées en grammes et en livre afin de rendre la compréhension des recettes plus globale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9s_de_mesure_pour_la_cuisine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Image, https://i.pinimg.com/originals/a3/d2/92/a3d29228b84940257fcd50d1a4f6e001.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<title>Accueil</title>
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		<updated>2019-07-18T12:22:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== &amp;lt;strong&amp;gt;Comment mesure-t-on … ?&amp;lt;/strong&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les méthodes de mesure. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans&lt;br /&gt;
la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pages déjà existantes (pas forcément terminées)==&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et évolue avec les méthodes de mesure . C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Physique|Physique]]===&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Santé|Santé]]===&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Terre|Terre]]===&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Botanique|Botanique]]===&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Gastronomie|Gastronomie]]===&lt;br /&gt;
*[[Les unités de mesure en cuisine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:A propos des mesures|A propos des mesures]]===&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture: Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd.&lt;br /&gt;
Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir aussi la bibliographie citée dans la page Discussion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<updated>2019-07-11T13:48:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== &amp;lt;strong&amp;gt;Comment mesure-t-on … ?&amp;lt;/strong&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
L&#039;objectif de ce site est de vous permettre d&#039;en savoir plus sur les méthodes de mesure. En effet, nous sommes confrontés à des résultats de mesures dans la vie quotidienne : lors d’une analyse sanguine, dans&lt;br /&gt;
la presse, dans l’actualité scientifique, les chiffres sont partout. Or, nous ne savons pas, la plupart du temps, d’où viennent ces chiffres, comment ils sont obtenus, et encore moins qu’ils sont entachés d’[[incertitudes de mesure]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour chaque page, une première partie intitulée &amp;quot;En bref&amp;quot; est destinée au grand public. Puis le sujet est développé dans la partie suivante, à destination d&#039;un public plus averti, de niveau début de licence scientifique, ou des curieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous retrouverez à la fin de chaque page une bibliographie/webographie pour en savoir plus, ainsi que, si le sujet s&#039;y prête, des liens vers des vidéos explicatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pages déjà existantes (pas forcément terminées)==&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:SI|Système International d&#039;unités]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Système International d&#039;unités, souvent appelé SI, est le système d&#039;unités actuellement utilisé dans le domaine des sciences et de la technologie. Ce système a été adopté lors de la 9ème Conférence Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1948, et le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) a été mandaté pour définir ce système avec un document référence : la &amp;quot;Brochure sur le SI&amp;quot;. Ce système comporte 7 unités &amp;quot;de base&amp;quot;, et de nombreuses unités dérivées de celles-ci. La définition exacte de ces unités n&#039;est pas fixe, et évolue avec les méthodes de mesure . C&#039;est pourquoi le BIPM continue à publier de nouvelles brochures (la 8ème a été publiée en 2006, et mise à jour en 2014). L&#039;intérêt d&#039;un tel système est de simplifier la communication entre les acteurs du monde scientifique et technologique, quelles que soient leurs origines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici les 7 unités de base du Système International : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mètre|Mètre (longueur)]] &lt;br /&gt;
*[[Seconde|Seconde (temps)]]&lt;br /&gt;
*[[Kilogramme|Kilogramme (masse)]]&lt;br /&gt;
*[[Kelvin|Kelvin (température)]]&lt;br /&gt;
*[[Ampère|Ampère (intensité du courant électrique)]]&lt;br /&gt;
*[[Mole|Mole (quantité de matière)]]&lt;br /&gt;
*[[Candela|Candela (intensité lumineuse)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour aller plus loin sur le Système International :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Unités dérivées]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse dimensionnelle]]&lt;br /&gt;
*[[Unités réduites]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Physique|Physique]]===&lt;br /&gt;
*[[Vitesse de la lumière]]&lt;br /&gt;
*[[Longueur d&#039;onde]]&lt;br /&gt;
*[[Fréquence et période]]&lt;br /&gt;
*[[Vitesse d&#039;un objet]]&lt;br /&gt;
*[[Distances dans l&#039;univers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Santé|Santé]]===&lt;br /&gt;
*[[Globules blancs]]&lt;br /&gt;
*[[Analyse sanguine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Terre|Terre]]===&lt;br /&gt;
*[[Taille de la Terre]]&lt;br /&gt;
*[[Âge des roches]]&lt;br /&gt;
*[[Distances sur Terre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:Botanique|Botanique]]===&lt;br /&gt;
*[[Force d&#039;un piment]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[:Catégorie:A propos des mesures|A propos des mesures]]===&lt;br /&gt;
*[[Incertitudes de mesure]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie/Webographie==&lt;br /&gt;
LANGEVIN-JOLIOT, Hélène ; HAÏSSINSKI, Jacques. &#039;&#039;Science et culture: Repères pour une culture scientifique commune&#039;&#039;. Éd.&lt;br /&gt;
Apogée, 2015, 160 p. ISBN 978-2-84398-473-0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir aussi la bibliographie citée dans la page Discussion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=584</id>
		<title>Force d&#039;un piment</title>
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		<updated>2019-07-11T13:46:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie: Botanique]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments sont très doux, comme les poivrons, tandis que d’autres provoquent de fortes sensations de brûlure. Les molécules responsables de cette sensation sont les capsaïcinoïdes. La force des piments était historiquement mesurée par un test gustatif, mais des méthodes plus précises ont été développées par les chimistes depuis.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Capsaïcine.JPG|thumb|350px|right|Représentations de la molécule de capsaïcine]]&lt;br /&gt;
Le piment est un fruit appartenant à la famille des solanacées, comme la tomate ou l’aubergine, et plus particulièrement au genre Capsicum. Il a été domestiqué il y a plus de 9500 ans en Amérique du Sud et Centrale, et a été importé en Europe au 15ème siècle. Il s’est alors répandu par le biais du commerce sur toute la planète, en Asie et en Afrique. Il s’est très bien acclimaté dans de nombreux pays, et de nombreux peuples se sont appropriés ce fruit et sa saveur. Ils ont sélectionné des espèces pour satisfaire leurs goûts, créant une multitude de variétés de piment. Ainsi, si son goût est souvent associé à la sensation de brûlure et de piquant, certaines variétés de piment, comme le poivron, ont une saveur douce. Des méthodes existent pour classifier les piments selon leur force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les molécules responsables de la sensation de brûlure quand on mange un piment sont les capsaïcinoïdes. Elles ont été développées au cours de l’évolution des piments pour en éloigner les prédateurs (insectes, champignons). Ce sont des molécules qui ont la particularité d’activer des récepteurs de chaleur de la peau et des muqueuses, ce qui donne l’impression de brûlure. Ce n’est qu’une impression qui ne laisse pas de réelle blessure car il n’y a pas d’augmentation de température. En particulier, le capsaïcinoïde le plus présent dans la majorité des piments est la capsaïcine. Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans le gras: pour se débarasser de la sensation de brûlure, boire de l’eau n’est donc pas efficace. La capsaïcine a été découverte en 1816 par Bucholz, et en 1878 le médecin Hogyes découvre qu’elle est à l’origine de la sensation de brûlure. La force des piments se mesure en Scoville Heat Units (SHU), ou unités Scoville. Ce nom provient du nom du chimiste Wilbur Scoville, qui a mis en place en 1912 la première méthode de mesure de la force des piments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;expérience historique de Scoville == &lt;br /&gt;
[[File:Dilution_solutions_pimentees.png|thumb|300px|left|Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mesurer la force d’un piment, Scoville a eu l’idée d’un test organoleptique (gustatif et olfactif). Après avoir pesé précisément une quantité de piment séché, il le dissolvait dans de l’alcool pour en extraire les composants puisque les capsaïcinoïdes sont solubles dans l’alcool. La préparation était ensuite mélangée à de l’eau sucrée. Elle était alors diluée plusieurs fois, et ces nouvelles préparations avec des concentrations de plus en plus petites étaient soumises à cinq goûteurs. Ainsi, ils commençaient par goûter la préparation la plus forte, puis des préparations de plus en plus douces. Lorsqu’au moins trois des cinq goûteurs ne pouvaient plus déceler la sensation de brûlure en buvant la préparation, le taux de dilution de la préparation était noté et un multiple de 100 SHU était associé à celui-ci.&lt;br /&gt;
Cette méthode est très critiquée sur sa subjectivité. En effet, elle est entièrement basée sur la perception humaine. Cela pose problème car chaque individu ne ressent pas les goûts, et donc la force du piment, de la même manière. Cela dépend du nombre de récepteurs de chaleur, de l’habitude de consommer des piments, et d’autres facteurs (comme par exemple le fait d’être fumeur, ce qui peut altérer la perception du piment) propres à chacun. En outre, le problème de l’adaptation sensorielle se pose. Quand nos récepteurs sont stimulés à de nombreuses reprises, ils s’adaptent et avec le temps nos sensations diminuent. C’est ce qu’il se passe quand un fumeur ne remarque plus l’odeur du tabac alors qu’elle est dérangeante pour un non-fumeur par exemple. Pour le test de Scoville, les récepteurs de chaleur de la bouche des goûteurs s’adaptent à la force du piment au fur et à mesure de l’expérience, en particulier parce qu’ils testent les préparations de la plus forte à la moins forte. Ils ne ressentent pas la force des dernières préparations comme ils ressentaient celle des premières. Différents laboratoires ont mené des expériences comme celle de Scoville, et leurs résultats varient jusqu&#039;à 50% à cause de ces problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des mesures plus fiables aujourd&#039;hui ==&lt;br /&gt;
[[File:HPLC.png|thumb|500px|Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont donc cherché des méthodes plus fiables, ne dépendant pas de la perception humaine, pour estimer la force d’un piment. Aujourd’hui, la force des piments est mesurée grâce à la chromatographie en phase liquide à haute performance, ou CLHP. C’est une technique très utilisée en biochimie pour séparer les molécules dans un mélange. &lt;br /&gt;
Dans un tube en verre appelé colonne, on place l’échantillon dont on veut connaître la composition. Cet échantillon est préparé à partir d’une masse connue de piment séché, que l’on dilue la plupart du temps dans de l’éthanol (un alcool). Cette préparation est appelée « solution », c’est ce que l’on injecte au début de l’expérience dans la colonne. Les composés que l’on veut analyser sont appelés « solutés ». Dans la mesure de la force d’un piment, les solutés intéressants sont les capsaïcinoïdes. La solution est entraînée grâce à un liquide (appelé phase mobile) au travers d’un solide (appelé phase stationnaire). Ce solide est composé de grains de très petite taille. Chaque soluté de l’échantillon à analyser interagit différemment avec les phases mobile et stationnaire. En particulier, les solutés sont retenus inégalement par la phase stationnaire, selon leurs propriétés physiques et chimiques. Tous les solutés sont donc retenus durant des temps différents. Chaque soluté sort de la colonne après un temps qui lui est propre, appelé temps de rétention. Il passe alors dans un détecteur, dont le signal est enregistré et tracé en fonction du temps. La courbe obtenue s’appelle un chromatogramme. Le passage d’un soluté se lit sous la forme d’un pic sur le chromatogramme, et l’aire sous les pics permet de retrouver la concentration du soluté dans la solution de départ. A partir de cette concentration, on peut exprimer la proportion du soluté dans la solution. On l’exprime en partie par million (ppm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Echelle de Scoville.png|thumb|left|400px|Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|On connaît la masse de piment au départ &amp;lt;math&amp;gt;m_{totale}&amp;lt;/math&amp;gt;, et le volume de la solution &amp;lt;math&amp;gt;V&amp;lt;/math&amp;gt;. Grâce au détecteur, on connaît la concentration d’un soluté &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;. Cette concentration est reliée à la masse du soluté &amp;lt;math&amp;gt;m_{soluté}&amp;lt;/math&amp;gt; par la formule &amp;lt;math&amp;gt;C =  \frac{m_{soluté}}{V}&amp;lt;/math&amp;gt;. Il suffit donc de multiplier la concentration du soluté par le volume pour obtenir la masse du soluté. Enfin, on trouve la proportion du soluté dans la solution en ppm par la formule :&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Proportion \ en \ ppm=  \frac{m_{soluté}}{m_{totale}} \times 10000000&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs capsaïcinoïdes, il faut donc prendre en compte tous leurs pics sur le chromatogramme et calculer toutes leurs proportions. Dans le protocole chimique le plus répandu pour mesurer la force d’un piment, les phases mobile et stationnaire utilisées permettent d’obtenir trois pics sur le chromatogramme. Un pic correspond aux pigments (les molécules qui donnent la couleur) du piment, un pic correspond à la capsaïcine et un autre pic correspond à la dihydrocapsaïcine qui est un autre type de capsaïcinoïde. La force du piment est alors calculée de la sorte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; Force \ du \ piment \ (en \ ppm) = Proportion \ de \ capsaïcine + 0,82 * Proportion \ de \ dihydrocapsaïcine&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
On peut convertir cette proportion en SHU en la multipliant par 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note |[[File:chromato_piment.png|thumb|right|300px|Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine.]] On peut associer un soluté à un pic de deux manières. La plus simple est de comparer le temps de rétention du soluté avec les temps de rétention connus. Des mesures ont été effectuées avec les mêmes phases stationnaire et mobile, en partant de composés purs. On obtient donc leur pic caractéristique, à un certain temps de rétention. On peut alors se référer à ces valeurs pour identifier les pics du chromatogramme. La deuxième manière d’identifier les pics est de déterminer de quelle molécule il s’agit grâce à un spectromètre. Il s’agit de faire passer de la lumière à travers le composé à identifier, pour mesurer comment il absorbe la lumière. Chaque composé absorbe des rayonnements différents, ce qui permet de l’identifier. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode est beaucoup plus fiable que le test organoléptique, et elle permet en plus de tester la force de substances trop fortes pour être goûtées par l’Homme, comme des capsaïcinoïdes purs. Par exemple, au sommet de l’échelle de Scoville on trouve aujourd’hui une molécule qui se situe à plus de 15 milliards SHU, la résinifératoxine. Elle provient de la résine d’une plante marocaine, et peut provoquer de graves brûlures chimiques. Loin derrière, le piment le plus fort au monde est depuis 2017 le Pepper X, classé à 3 180 000 SHU. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PALLOIX Alain, DAUBEZE Anne-Marie, POCHARD Edmond : Le piment. Dans Histoires de légumes, C. Foury et M. Pitrat, édition INRA (sous presse)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POCHARD Edmond, Histoire du piment et recherche, INRA-Mensuel n°29, mars 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K.V.PETER : Handbook of Herbs and Spices. Disponible sur internet : &amp;lt;https://books.google.fr/books?id=P4FwAgAAQBAJ&amp;amp;pg=PA127&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARRY-JESTER, Anna Maria : Rating Chili Peppers On A Scale Of 1 To Oh Dear God I’m On Fire.Disponible sur internet : &amp;lt;https://fivethirtyeight.com/features/rating-chili-peppers-on-a-scale-of-1-to-oh-dear-god-im-on-fire/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENRICHON, Susan J. : Examples of Sensory Adaptation. Disponible sur internet : &amp;lt;https://sciencing.com/examples-sensory-adaptation-14224.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Académie de Nancy-Metz : CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC). Disponible sur internet : &amp;lt;http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/liens/Jumber/pdf_chimie/HPLC.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLINS Margaret D., MAYER WASMUND Loide, BOSLAND Paul W.. Department of Agronomy and Horticulture, New Mexico State University, Las&lt;br /&gt;
Cruces, 1995: Improved Method for Quantifying&lt;br /&gt;
Capsaicinoids in Capsicum Using Highperformance Liquid Chromatography. Disponible sur internet : &amp;lt;https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=583</id>
		<title>Force d&#039;un piment</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=583"/>
		<updated>2019-07-11T13:44:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments sont très doux, comme les poivrons, tandis que d’autres provoquent de fortes sensations de brûlure. Les molécules responsables de cette sensation sont les capsaïcinoïdes. La force des piments était historiquement mesurée par un test gustatif, mais des méthodes plus précises ont été développées par les chimistes depuis.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Capsaïcine.JPG|thumb|350px|right|Représentations de la molécule de capsaïcine]]&lt;br /&gt;
Le piment est un fruit appartenant à la famille des solanacées, comme la tomate ou l’aubergine, et plus particulièrement au genre Capsicum. Il a été domestiqué il y a plus de 9500 ans en Amérique du Sud et Centrale, et a été importé en Europe au 15ème siècle. Il s’est alors répandu par le biais du commerce sur toute la planète, en Asie et en Afrique. Il s’est très bien acclimaté dans de nombreux pays, et de nombreux peuples se sont appropriés ce fruit et sa saveur. Ils ont sélectionné des espèces pour satisfaire leurs goûts, créant une multitude de variétés de piment. Ainsi, si son goût est souvent associé à la sensation de brûlure et de piquant, certaines variétés de piment, comme le poivron, ont une saveur douce. Des méthodes existent pour classifier les piments selon leur force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les molécules responsables de la sensation de brûlure quand on mange un piment sont les capsaïcinoïdes. Elles ont été développées au cours de l’évolution des piments pour en éloigner les prédateurs (insectes, champignons). Ce sont des molécules qui ont la particularité d’activer des récepteurs de chaleur de la peau et des muqueuses, ce qui donne l’impression de brûlure. Ce n’est qu’une impression qui ne laisse pas de réelle blessure car il n’y a pas d’augmentation de température. En particulier, le capsaïcinoïde le plus présent dans la majorité des piments est la capsaïcine. Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans le gras: pour se débarasser de la sensation de brûlure, boire de l’eau n’est donc pas efficace. La capsaïcine a été découverte en 1816 par Bucholz, et en 1878 le médecin Hogyes découvre qu’elle est à l’origine de la sensation de brûlure. La force des piments se mesure en Scoville Heat Units (SHU), ou unités Scoville. Ce nom provient du nom du chimiste Wilbur Scoville, qui a mis en place en 1912 la première méthode de mesure de la force des piments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;expérience historique de Scoville == &lt;br /&gt;
[[File:Dilution_solutions_pimentees.png|thumb|300px|left|Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mesurer la force d’un piment, Scoville a eu l’idée d’un test organoleptique (gustatif et olfactif). Après avoir pesé précisément une quantité de piment séché, il le dissolvait dans de l’alcool pour en extraire les composants puisque les capsaïcinoïdes sont solubles dans l’alcool. La préparation était ensuite mélangée à de l’eau sucrée. Elle était alors diluée plusieurs fois, et ces nouvelles préparations avec des concentrations de plus en plus petites étaient soumises à cinq goûteurs. Ainsi, ils commençaient par goûter la préparation la plus forte, puis des préparations de plus en plus douces. Lorsqu’au moins trois des cinq goûteurs ne pouvaient plus déceler la sensation de brûlure en buvant la préparation, le taux de dilution de la préparation était noté et un multiple de 100 SHU était associé à celui-ci.&lt;br /&gt;
Cette méthode est très critiquée sur sa subjectivité. En effet, elle est entièrement basée sur la perception humaine. Cela pose problème car chaque individu ne ressent pas les goûts, et donc la force du piment, de la même manière. Cela dépend du nombre de récepteurs de chaleur, de l’habitude de consommer des piments, et d’autres facteurs (comme par exemple le fait d’être fumeur, ce qui peut altérer la perception du piment) propres à chacun. En outre, le problème de l’adaptation sensorielle se pose. Quand nos récepteurs sont stimulés à de nombreuses reprises, ils s’adaptent et avec le temps nos sensations diminuent. C’est ce qu’il se passe quand un fumeur ne remarque plus l’odeur du tabac alors qu’elle est dérangeante pour un non-fumeur par exemple. Pour le test de Scoville, les récepteurs de chaleur de la bouche des goûteurs s’adaptent à la force du piment au fur et à mesure de l’expérience, en particulier parce qu’ils testent les préparations de la plus forte à la moins forte. Ils ne ressentent pas la force des dernières préparations comme ils ressentaient celle des premières. Différents laboratoires ont mené des expériences comme celle de Scoville, et leurs résultats varient jusqu&#039;à 50% à cause de ces problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des mesures plus fiables aujourd&#039;hui ==&lt;br /&gt;
[[File:HPLC.png|thumb|500px|Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont donc cherché des méthodes plus fiables, ne dépendant pas de la perception humaine, pour estimer la force d’un piment. Aujourd’hui, la force des piments est mesurée grâce à la chromatographie en phase liquide à haute performance, ou CLHP. C’est une technique très utilisée en biochimie pour séparer les molécules dans un mélange. &lt;br /&gt;
Dans un tube en verre appelé colonne, on place l’échantillon dont on veut connaître la composition. Cet échantillon est préparé à partir d’une masse connue de piment séché, que l’on dilue la plupart du temps dans de l’éthanol (un alcool). Cette préparation est appelée « solution », c’est ce que l’on injecte au début de l’expérience dans la colonne. Les composés que l’on veut analyser sont appelés « solutés ». Dans la mesure de la force d’un piment, les solutés intéressants sont les capsaïcinoïdes. La solution est entraînée grâce à un liquide (appelé phase mobile) au travers d’un solide (appelé phase stationnaire). Ce solide est composé de grains de très petite taille. Chaque soluté de l’échantillon à analyser interagit différemment avec les phases mobile et stationnaire. En particulier, les solutés sont retenus inégalement par la phase stationnaire, selon leurs propriétés physiques et chimiques. Tous les solutés sont donc retenus durant des temps différents. Chaque soluté sort de la colonne après un temps qui lui est propre, appelé temps de rétention. Il passe alors dans un détecteur, dont le signal est enregistré et tracé en fonction du temps. La courbe obtenue s’appelle un chromatogramme. Le passage d’un soluté se lit sous la forme d’un pic sur le chromatogramme, et l’aire sous les pics permet de retrouver la concentration du soluté dans la solution de départ. A partir de cette concentration, on peut exprimer la proportion du soluté dans la solution. On l’exprime en partie par million (ppm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Echelle de Scoville.png|thumb|left|400px|Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|On connaît la masse de piment au départ &amp;lt;math&amp;gt;m_{totale}&amp;lt;/math&amp;gt;, et le volume de la solution &amp;lt;math&amp;gt;V&amp;lt;/math&amp;gt;. Grâce au détecteur, on connaît la concentration d’un soluté &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;. Cette concentration est reliée à la masse du soluté &amp;lt;math&amp;gt;m_{soluté}&amp;lt;/math&amp;gt; par la formule &amp;lt;math&amp;gt;C =  \frac{m_{soluté}}{V}&amp;lt;/math&amp;gt;. Il suffit donc de multiplier la concentration du soluté par le volume pour obtenir la masse du soluté. Enfin, on trouve la proportion du soluté dans la solution en ppm par la formule :&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Proportion \ en \ ppm=  \frac{m_{soluté}}{m_{totale}} \times 10000000&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs capsaïcinoïdes, il faut donc prendre en compte tous leurs pics sur le chromatogramme et calculer toutes leurs proportions. Dans le protocole chimique le plus répandu pour mesurer la force d’un piment, les phases mobile et stationnaire utilisées permettent d’obtenir trois pics sur le chromatogramme. Un pic correspond aux pigments (les molécules qui donnent la couleur) du piment, un pic correspond à la capsaïcine et un autre pic correspond à la dihydrocapsaïcine qui est un autre type de capsaïcinoïde. La force du piment est alors calculée de la sorte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; Force \ du \ piment \ (en \ ppm) = Proportion \ de \ capsaïcine + 0,82 * Proportion \ de \ dihydrocapsaïcine&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
On peut convertir cette proportion en SHU en la multipliant par 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note |[[File:chromato_piment.png|thumb|right|300px|Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine.]] On peut associer un soluté à un pic de deux manières. La plus simple est de comparer le temps de rétention du soluté avec les temps de rétention connus. Des mesures ont été effectuées avec les mêmes phases stationnaire et mobile, en partant de composés purs. On obtient donc leur pic caractéristique, à un certain temps de rétention. On peut alors se référer à ces valeurs pour identifier les pics du chromatogramme. La deuxième manière d’identifier les pics est de déterminer de quelle molécule il s’agit grâce à un spectromètre. Il s’agit de faire passer de la lumière à travers le composé à identifier, pour mesurer comment il absorbe la lumière. Chaque composé absorbe des rayonnements différents, ce qui permet de l’identifier. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode est beaucoup plus fiable que le test organoléptique, et elle permet en plus de tester la force de substances trop fortes pour être goûtées par l’Homme, comme des capsaïcinoïdes purs. Par exemple, au sommet de l’échelle de Scoville on trouve aujourd’hui une molécule qui se situe à plus de 15 milliards SHU, la résinifératoxine. Elle provient de la résine d’une plante marocaine, et peut provoquer de graves brûlures chimiques. Loin derrière, le piment le plus fort au monde est depuis 2017 le Pepper X, classé à 3 180 000 SHU. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PALLOIX Alain, DAUBEZE Anne-Marie, POCHARD Edmond : Le piment. Dans Histoires de légumes, C. Foury et M. Pitrat, édition INRA (sous presse)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
POCHARD Edmond, Histoire du piment et recherche, INRA-Mensuel n°29, mars 1987&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K.V.PETER : Handbook of Herbs and Spices. Disponible sur internet : &amp;lt;https://books.google.fr/books?id=P4FwAgAAQBAJ&amp;amp;pg=PA127&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARRY-JESTER, Anna Maria : Rating Chili Peppers On A Scale Of 1 To Oh Dear God I’m On Fire.Disponible sur internet : &amp;lt;https://fivethirtyeight.com/features/rating-chili-peppers-on-a-scale-of-1-to-oh-dear-god-im-on-fire/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENRICHON, Susan J. : Examples of Sensory Adaptation. Disponible sur internet : &amp;lt;https://sciencing.com/examples-sensory-adaptation-14224.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Académie de Nancy-Metz : CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC). Disponible sur internet : &amp;lt;http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/liens/Jumber/pdf_chimie/HPLC.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLINS Margaret D., MAYER WASMUND Loide, BOSLAND Paul W.. Department of Agronomy and Horticulture, New Mexico State University, Las&lt;br /&gt;
Cruces, 1995: Improved Method for Quantifying&lt;br /&gt;
Capsaicinoids in Capsicum Using Highperformance Liquid Chromatography. Disponible sur internet : &amp;lt;https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=582</id>
		<title>Force d&#039;un piment</title>
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		<updated>2019-07-11T13:40:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments sont très doux, comme les poivrons, tandis que d’autres provoquent de fortes sensations de brûlure. Les molécules responsables de cette sensation sont les capsaïcinoïdes. La force des piments était historiquement mesurée par un test gustatif, mais des méthodes plus précises ont été développées par les chimistes depuis.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Capsaïcine.JPG|thumb|350px|right|Représentations de la molécule de capsaïcine]]&lt;br /&gt;
Le piment est un fruit appartenant à la famille des solanacées, comme la tomate ou l’aubergine, et plus particulièrement au genre Capsicum. Il a été domestiqué il y a plus de 9500 ans en Amérique du Sud et Centrale, et a été importé en Europe au 15ème siècle. Il s’est alors répandu par le biais du commerce sur toute la planète, en Asie et en Afrique. Il s’est très bien acclimaté dans de nombreux pays, et de nombreux peuples se sont appropriés ce fruit et sa saveur. Ils ont sélectionné des espèces pour satisfaire leurs goûts, créant une multitude de variétés de piment. Ainsi, si son goût est souvent associé à la sensation de brûlure et de piquant, certaines variétés de piment, comme le poivron, ont une saveur douce. Des méthodes existent pour classifier les piments selon leur force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les molécules responsables de la sensation de brûlure quand on mange un piment sont les capsaïcinoïdes. Elles ont été développées au cours de l’évolution des piments pour en éloigner les prédateurs (insectes, champignons). Ce sont des molécules qui ont la particularité d’activer des récepteurs de chaleur de la peau et des muqueuses, ce qui donne l’impression de brûlure. Ce n’est qu’une impression qui ne laisse pas de réelle blessure car il n’y a pas d’augmentation de température. En particulier, le capsaïcinoïde le plus présent dans la majorité des piments est la capsaïcine. Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans le gras: pour se débarasser de la sensation de brûlure, boire de l’eau n’est donc pas efficace. La capsaïcine a été découverte en 1816 par Bucholz, et en 1878 le médecin Hogyes découvre qu’elle est à l’origine de la sensation de brûlure. La force des piments se mesure en Scoville Heat Units (SHU), ou unités Scoville. Ce nom provient du nom du chimiste Wilbur Scoville, qui a mis en place en 1912 la première méthode de mesure de la force des piments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;expérience historique de Scoville == &lt;br /&gt;
[[File:Dilution_solutions_pimentees.png|thumb|300px|left|Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mesurer la force d’un piment, Scoville a eu l’idée d’un test organoleptique (gustatif et olfactif). Après avoir pesé précisément une quantité de piment séché, il le dissolvait dans de l’alcool pour en extraire les composants puisque les capsaïcinoïdes sont solubles dans l’alcool. La préparation était ensuite mélangée à de l’eau sucrée. Elle était alors diluée plusieurs fois, et ces nouvelles préparations avec des concentrations de plus en plus petites étaient soumises à cinq goûteurs. Ainsi, ils commençaient par goûter la préparation la plus forte, puis des préparations de plus en plus douces. Lorsqu’au moins trois des cinq goûteurs ne pouvaient plus déceler la sensation de brûlure en buvant la préparation, le taux de dilution de la préparation était noté et un multiple de 100 SHU était associé à celui-ci.&lt;br /&gt;
Cette méthode est très critiquée sur sa subjectivité. En effet, elle est entièrement basée sur la perception humaine. Cela pose problème car chaque individu ne ressent pas les goûts, et donc la force du piment, de la même manière. Cela dépend du nombre de récepteurs de chaleur, de l’habitude de consommer des piments, et d’autres facteurs (comme par exemple le fait d’être fumeur, ce qui peut altérer la perception du piment) propres à chacun. En outre, le problème de l’adaptation sensorielle se pose. Quand nos récepteurs sont stimulés à de nombreuses reprises, ils s’adaptent et avec le temps nos sensations diminuent. C’est ce qu’il se passe quand un fumeur ne remarque plus l’odeur du tabac alors qu’elle est dérangeante pour un non-fumeur par exemple. Pour le test de Scoville, les récepteurs de chaleur de la bouche des goûteurs s’adaptent à la force du piment au fur et à mesure de l’expérience, en particulier parce qu’ils testent les préparations de la plus forte à la moins forte. Ils ne ressentent pas la force des dernières préparations comme ils ressentaient celle des premières. Différents laboratoires ont mené des expériences comme celle de Scoville, et leurs résultats varient jusqu&#039;à 50% à cause de ces problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des mesures plus fiables aujourd&#039;hui ==&lt;br /&gt;
[[File:HPLC.png|thumb|500px|Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont donc cherché des méthodes plus fiables, ne dépendant pas de la perception humaine, pour estimer la force d’un piment. Aujourd’hui, la force des piments est mesurée grâce à la chromatographie en phase liquide à haute performance, ou CLHP. C’est une technique très utilisée en biochimie pour séparer les molécules dans un mélange. &lt;br /&gt;
Dans un tube en verre appelé colonne, on place l’échantillon dont on veut connaître la composition. Cet échantillon est préparé à partir d’une masse connue de piment séché, que l’on dilue la plupart du temps dans de l’éthanol (un alcool). Cette préparation est appelée « solution », c’est ce que l’on injecte au début de l’expérience dans la colonne. Les composés que l’on veut analyser sont appelés « solutés ». Dans la mesure de la force d’un piment, les solutés intéressants sont les capsaïcinoïdes. La solution est entraînée grâce à un liquide (appelé phase mobile) au travers d’un solide (appelé phase stationnaire). Ce solide est composé de grains de très petite taille. Chaque soluté de l’échantillon à analyser interagit différemment avec les phases mobile et stationnaire. En particulier, les solutés sont retenus inégalement par la phase stationnaire, selon leurs propriétés physiques et chimiques. Tous les solutés sont donc retenus durant des temps différents. Chaque soluté sort de la colonne après un temps qui lui est propre, appelé temps de rétention. Il passe alors dans un détecteur, dont le signal est enregistré et tracé en fonction du temps. La courbe obtenue s’appelle un chromatogramme. Le passage d’un soluté se lit sous la forme d’un pic sur le chromatogramme, et l’aire sous les pics permet de retrouver la concentration du soluté dans la solution de départ. A partir de cette concentration, on peut exprimer la proportion du soluté dans la solution. On l’exprime en partie par million (ppm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Echelle de Scoville.png|thumb|left|400px|Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|On connaît la masse de piment au départ &amp;lt;math&amp;gt;m_{totale}&amp;lt;/math&amp;gt;, et le volume de la solution &amp;lt;math&amp;gt;V&amp;lt;/math&amp;gt;. Grâce au détecteur, on connaît la concentration d’un soluté &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;. Cette concentration est reliée à la masse du soluté &amp;lt;math&amp;gt;m_{soluté}&amp;lt;/math&amp;gt; par la formule &amp;lt;math&amp;gt;C =  \frac{m_{soluté}}{V}&amp;lt;/math&amp;gt;. Il suffit donc de multiplier la concentration du soluté par le volume pour obtenir la masse du soluté. Enfin, on trouve la proportion du soluté dans la solution en ppm par la formule :&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Proportion \ en \ ppm=  \frac{m_{soluté}}{m_{totale}} \times 10000000&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs capsaïcinoïdes, il faut donc prendre en compte tous leurs pics sur le chromatogramme et calculer toutes leurs proportions. Dans le protocole chimique le plus répandu pour mesurer la force d’un piment, les phases mobile et stationnaire utilisées permettent d’obtenir trois pics sur le chromatogramme. Un pic correspond aux pigments (les molécules qui donnent la couleur) du piment, un pic correspond à la capsaïcine et un autre pic correspond à la dihydrocapsaïcine qui est un autre type de capsaïcinoïde. La force du piment est alors calculée de la sorte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; Force \ du \ piment \ (en \ ppm) = Proportion \ de \ capsaïcine + 0,82 * Proportion \ de \ dihydrocapsaïcine&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
On peut convertir cette proportion en SHU en la multipliant par 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note |[[File:chromato_piment.png|thumb|right|300px|Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine.]] On peut associer un soluté à un pic de deux manières. La plus simple est de comparer le temps de rétention du soluté avec les temps de rétention connus. Des mesures ont été effectuées avec les mêmes phases stationnaire et mobile, en partant de composés purs. On obtient donc leur pic caractéristique, à un certain temps de rétention. On peut alors se référer à ces valeurs pour identifier les pics du chromatogramme. La deuxième manière d’identifier les pics est de déterminer de quelle molécule il s’agit grâce à un spectromètre. Il s’agit de faire passer de la lumière à travers le composé à identifier, pour mesurer comment il absorbe la lumière. Chaque composé absorbe des rayonnements différents, ce qui permet de l’identifier. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode est beaucoup plus fiable que le test organoléptique, et elle permet en plus de tester la force de substances trop fortes pour être goûtées par l’Homme, comme des capsaïcinoïdes purs. Par exemple, au sommet de l’échelle de Scoville on trouve aujourd’hui une molécule qui se situe à plus de 15 milliards SHU, la résinifératoxine. Elle provient de la résine d’une plante marocaine, et peut provoquer de graves brûlures chimiques. Loin derrière, le piment le plus fort au monde est depuis 2017 le Pepper X, classé à 3 180 000 SHU. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K.V.PETER : Handbook of Herbs and Spices. Disponible sur internet : &amp;lt;https://books.google.fr/books?id=P4FwAgAAQBAJ&amp;amp;pg=PA127&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARRY-JESTER, Anna Maria : Rating Chili Peppers On A Scale Of 1 To Oh Dear God I’m On Fire.Disponible sur internet : &amp;lt;https://fivethirtyeight.com/features/rating-chili-peppers-on-a-scale-of-1-to-oh-dear-god-im-on-fire/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENRICHON, Susan J. : Examples of Sensory Adaptation. Disponible sur internet : &amp;lt;https://sciencing.com/examples-sensory-adaptation-14224.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Académie de Nancy-Metz : CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC). Disponible sur internet : &amp;lt;http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/liens/Jumber/pdf_chimie/HPLC.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLINS Margaret D., MAYER WASMUND Loide, BOSLAND Paul W.. Department of Agronomy and Horticulture, New Mexico State University, Las&lt;br /&gt;
Cruces, 1995: Improved Method for Quantifying&lt;br /&gt;
Capsaicinoids in Capsicum Using Highperformance Liquid Chromatography. Disponible sur internet : &amp;lt;https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=581</id>
		<title>Force d&#039;un piment</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=581"/>
		<updated>2019-07-11T13:33:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments sont très doux, comme les poivrons, tandis que d’autres provoquent de fortes sensations de brûlure. Les molécules responsables de cette sensation sont les capsaïcinoïdes. La force des piments était historiquement mesurée par un test gustatif, mais des méthodes plus précises ont été développées par les chimistes depuis.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Capsaïcine.JPG|thumb|350px|right|Représentations de la molécule de capsaïcine]]&lt;br /&gt;
Le piment est un fruit appartenant à la famille des solanacées, comme la tomate ou l’aubergine, et plus particulièrement au genre Capsicum. Il a été domestiqué il y a plus de 9500 ans en Amérique du Sud et Centrale, et a été importé en Europe au 15ème siècle. Il s’est alors répandu par le biais du commerce sur toute la planète, en Asie et en Afrique. Il s’est très bien acclimaté dans de nombreux pays, et de nombreux peuples se sont appropriés ce fruit et sa saveur. Ils ont sélectionné des espèces pour satisfaire leurs goûts, créant une multitude de variétés de piment. Ainsi, si son goût est souvent associé à la sensation de brûlure et de piquant, certaines variétés de piment, comme le poivron, ont une saveur douce. Des méthodes existent pour classifier les piments selon leur force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les molécules responsables de la sensation de brûlure quand on mange un piment sont les capsaïcinoïdes. Elles ont été développées au cours de l’évolution des piments pour en éloigner les prédateurs (insectes, champignons). Ce sont des molécules qui ont la particularité d’activer des récepteurs de chaleur de la peau et des muqueuses, ce qui donne l’impression de brûlure. Ce n’est qu’une impression qui ne laisse pas de réelle blessure car il n’y a pas d’augmentation de température. En particulier, le capsaïcinoïde le plus présent dans la majorité des piments est la capsaïcine. Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans le gras: pour se débarasser de la sensation de brûlure, boire de l’eau n’est donc pas efficace. La capsaïcine a été découverte en 1816 par Bucholz, et en 1878 le médecin Hogyes découvre qu’elle est à l’origine de la sensation de brûlure. La force des piments se mesure en Scoville Heat Units (SHU), ou unités Scoville. Ce nom provient du nom du chimiste Wilbur Scoville, qui a mis en place en 1912 la première méthode de mesure de la force des piments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;expérience historique de Scoville == &lt;br /&gt;
[[File:Dilution_solutions_pimentees.png|thumb|300px|left|Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mesurer la force d’un piment, Scoville a eu l’idée d’un test organoleptique (gustatif et olfactif). Après avoir pesé précisément une quantité de piment séché, il le dissolvait dans de l’alcool pour en extraire les composants puisque les capsaïcinoïdes sont solubles dans l’alcool. La préparation était ensuite mélangée à de l’eau sucrée. Elle était alors diluée plusieurs fois, et ces nouvelles préparations avec des concentrations de plus en plus petites étaient soumises à cinq goûteurs. Ainsi, ils commençaient par goûter la préparation la plus forte, puis des préparations de plus en plus douces. Lorsqu’au moins trois des cinq goûteurs ne pouvaient plus déceler la sensation de brûlure en buvant la préparation, le taux de dilution de la préparation était noté et un multiple de 100 SHU était associé à celui-ci.&lt;br /&gt;
Cette méthode est très critiquée sur sa subjectivité. En effet, elle est entièrement basée sur la perception humaine. Cela pose problème car chaque individu ne ressent pas les goûts, et donc la force du piment, de la même manière. Cela dépend du nombre de récepteurs de chaleur, de l’habitude de consommer des piments, et d’autres facteurs (comme par exemple le fait d’être fumeur, ce qui peut altérer la perception du piment) propres à chacun. En outre, le problème de l’adaptation sensorielle se pose. Quand nos récepteurs sont stimulés à de nombreuses reprises, ils s’adaptent et avec le temps nos sensations diminuent. C’est ce qu’il se passe quand un fumeur ne remarque plus l’odeur du tabac alors qu’elle est dérangeante pour un non-fumeur par exemple. Pour le test de Scoville, les récepteurs de chaleur de la bouche des goûteurs s’adaptent à la force du piment au fur et à mesure de l’expérience, en particulier parce qu’ils testent les préparations de la plus forte à la moins forte. Ils ne ressentent pas la force des dernières préparations comme ils ressentaient celle des premières. Différents laboratoires ont mené des expériences comme celle de Scoville, et leurs résultats varient jusqu&#039;à 50% à cause de ces problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des mesures plus fiables aujourd&#039;hui ==&lt;br /&gt;
[[File:HPLC.png|thumb|500px|Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont donc cherché des méthodes plus fiables, ne dépendant pas de la perception humaine, pour estimer la force d’un piment. Aujourd’hui, la force des piments est mesurée grâce à la chromatographie en phase liquide à haute performance, ou CLHP. C’est une technique très utilisée en biochimie pour séparer les molécules dans un mélange. &lt;br /&gt;
Dans un tube en verre appelé colonne, on place l’échantillon dont on veut connaître la composition. Cet échantillon est préparé à partir d’une masse connue de piment séché, que l’on dilue la plupart du temps dans de l’éthanol (un alcool). Cette préparation est appelée « solution », c’est ce que l’on injecte au début de l’expérience dans la colonne. Les composés que l’on veut analyser sont appelés « solutés ». Dans la mesure de la force d’un piment, les solutés intéressants sont les capsaïcinoïdes. La solution est entraînée grâce à un liquide (appelé phase mobile) au travers d’un solide (appelé phase stationnaire). Ce solide est composé de grains de très petite taille. Chaque soluté de l’échantillon à analyser interagit différemment avec les phases mobile et stationnaire. En particulier, les solutés sont retenus inégalement par la phase stationnaire, selon leurs propriétés physiques et chimiques. Tous les solutés sont donc retenus durant des temps différents. Chaque soluté sort de la colonne après un temps qui lui est propre, appelé temps de rétention. Il passe alors dans un détecteur, dont le signal est enregistré et tracé en fonction du temps. La courbe obtenue s’appelle un chromatogramme. Le passage d’un soluté se lit sous la forme d’un pic sur le chromatogramme, et l’aire sous les pics permet de retrouver la concentration du soluté dans la solution de départ. A partir de cette concentration, on peut exprimer la proportion du soluté dans la solution. On l’exprime en partie par million (ppm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Echelle de Scoville.png|thumb|left|400px|Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|On connaît la masse de piment au départ &amp;lt;math&amp;gt;m_{totale}&amp;lt;/math&amp;gt;, et le volume de la solution &amp;lt;math&amp;gt;V&amp;lt;/math&amp;gt;. Grâce au détecteur, on connaît la concentration d’un soluté &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;. Cette concentration est reliée à la masse du soluté &amp;lt;math&amp;gt;m_{soluté}&amp;lt;/math&amp;gt; par la formule &amp;lt;math&amp;gt;C =  \frac{m_{soluté}}{V}&amp;lt;/math&amp;gt;. Il suffit donc de multiplier la concentration du soluté par le volume pour obtenir la masse du soluté. Enfin, on trouve la proportion du soluté dans la solution en ppm par la formule :&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Proportion \ en \ ppm=  \frac{m_{soluté}}{m_{totale}} \times 10000000&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs capsaïcinoïdes, il faut donc prendre en compte tous leurs pics sur le chromatogramme et calculer toutes leurs proportions. Dans le protocole chimique le plus répandu pour mesurer la force d’un piment, les phases mobile et stationnaire utilisées permettent d’obtenir trois pics sur le chromatogramme. Un pic correspond aux pigments (les molécules qui donnent la couleur) du piment, un pic correspond à la capsaïcine et un autre pic correspond à la dihydrocapsaïcine qui est un autre type de capsaïcinoïde. La force du piment est alors calculée de la sorte : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt; Force \ du \ piment \ (en \ ppm) = Proportion \ de \ capsaïcine + 0,82 * Proportion \ de \ dihydrocapsaïcine&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
On peut convertir cette proportion en SHU en la multipliant par 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note |[[File:chromato_piment.png|thumb|right|300px|Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine.]] On peut associer un soluté à un pic de deux manières. La plus simple est de comparer le temps de rétention du soluté avec les temps de rétention connus. Des mesures ont été effectuées avec les mêmes phases stationnaire et mobile, en partant de composés purs. On obtient donc leur pic caractéristique, à un certain temps de rétention. On peut alors se référer à ces valeurs pour identifier les pics du chromatogramme. La deuxième manière d’identifier les pics est de déterminer de quelle molécule il s’agit grâce à un spectromètre. Il s’agit de faire passer de la lumière à travers le composé à identifier, pour mesurer comment il absorbe la lumière. Chaque composé absorbe des rayonnements différents, ce qui permet de l’identifier. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode est beaucoup plus fiable que le test organoléptique, et elle permet en plus de tester la force de substances trop fortes pour être goûtées par l’Homme, comme des capsaïcinoïdes purs. Par exemple, au sommet de l’échelle de Scoville on trouve aujourd’hui une molécule qui se situe à plus de 15 milliards SHU, la résinifératoxine. Elle provient de la résine d’une plante marocaine, et peut provoquer de graves brûlures chimiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K.V.PETER : Handbook of Herbs and Spices. Disponible sur internet : &amp;lt;https://books.google.fr/books?id=P4FwAgAAQBAJ&amp;amp;pg=PA127&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARRY-JESTER, Anna Maria : Rating Chili Peppers On A Scale Of 1 To Oh Dear God I’m On Fire.Disponible sur internet : &amp;lt;https://fivethirtyeight.com/features/rating-chili-peppers-on-a-scale-of-1-to-oh-dear-god-im-on-fire/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENRICHON, Susan J. : Examples of Sensory Adaptation. Disponible sur internet : &amp;lt;https://sciencing.com/examples-sensory-adaptation-14224.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Académie de Nancy-Metz : CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC). Disponible sur internet : &amp;lt;http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/liens/Jumber/pdf_chimie/HPLC.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLINS Margaret D., MAYER WASMUND Loide, BOSLAND Paul W.. Department of Agronomy and Horticulture, New Mexico State University, Las&lt;br /&gt;
Cruces, 1995: Improved Method for Quantifying&lt;br /&gt;
Capsaicinoids in Capsicum Using Highperformance Liquid Chromatography. Disponible sur internet : &amp;lt;https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>http://www.mesures.universite-paris-saclay.fr/index.php?title=Force_d%27un_piment&amp;diff=580</id>
		<title>Force d&#039;un piment</title>
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		<updated>2019-07-11T13:17:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Page créée avec « &amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;  {{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{En bref|  Il existe des milliers de variétés de piment qui ont été sélectionnées par l’Homme notamment pour leur saveur. Certains piments sont très doux, comme les poivrons, tandis que d’autres provoquent de fortes sensations de brûlure. Les molécules responsables de cette sensation sont les capsaïcinoïdes. La force des piments était historiquement mesurée par un test gustatif, mais des méthodes plus précises ont été développées par les chimistes depuis.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Capsaïcine.JPG|thumb|350px|right|Représentations de la molécule de capsaïcine]]&lt;br /&gt;
Le piment est un fruit appartenant à la famille des solanacées, comme la tomate ou l’aubergine, et plus particulièrement au genre Capsicum. Il a été domestiqué il y a plus de 9500 ans en Amérique du Sud et Centrale, et a été importé en Europe au 15ème siècle. Il s’est alors répandu par le biais du commerce sur toute la planète, en Asie et en Afrique. Il s’est très bien acclimaté dans de nombreux pays, et de nombreux peuples se sont appropriés ce fruit et sa saveur. Ils ont sélectionné des espèces pour satisfaire leurs goûts, créant une multitude de variétés de piment. Ainsi, si son goût est souvent associé à la sensation de brûlure et de piquant, certaines variétés de piment, comme le poivron, ont une saveur douce. Des méthodes existent pour classifier les piments selon leur force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les molécules responsables de la sensation de brûlure quand on mange un piment sont les capsaïcinoïdes. Elles ont été développées au cours de l’évolution des piments pour en éloigner les prédateurs (insectes, champignons). Ce sont des molécules qui ont la particularité d’activer des récepteurs de chaleur de la peau et des muqueuses, ce qui donne l’impression de brûlure. Ce n’est qu’une impression qui ne laisse pas de réelle blessure car il n’y a pas d’augmentation de température. En particulier, le capsaïcinoïde le plus présent dans la majorité des piments est la capsaïcine. Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans le gras: pour se débarasser de la sensation de brûlure, boire de l’eau n’est donc pas efficace. La capsaïcine a été découverte en 1816 par Bucholz, et en 1878 le médecin Hogyes découvre qu’elle est à l’origine de la sensation de brûlure. La force des piments se mesure en Scoville Heat Units (SHU), ou unités Scoville. Ce nom provient du nom du chimiste Wilbur Scoville, qui a mis en place en 1912 la première méthode de mesure de la force des piments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&#039;expérience historique de Scoville == &lt;br /&gt;
[[File:Dilution_solutions_pimentees.png|thumb|300px|left|Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mesurer la force d’un piment, Scoville a eu l’idée d’un test organoleptique (gustatif et olfactif). Après avoir pesé précisément une quantité de piment séché, il le dissolvait dans de l’alcool pour en extraire les composants puisque les capsaïcinoïdes sont solubles dans l’alcool. La préparation était ensuite mélangée à de l’eau sucrée. Elle était alors diluée plusieurs fois, et ces nouvelles préparations avec des concentrations de plus en plus petites étaient soumises à cinq goûteurs. Ainsi, ils commençaient par goûter la préparation la plus forte, puis des préparations de plus en plus douces. Lorsqu’au moins trois des cinq goûteurs ne pouvaient plus déceler la sensation de brûlure en buvant la préparation, le taux de dilution de la préparation était noté et un multiple de 100 SHU était associé à celui-ci.&lt;br /&gt;
Cette méthode est très critiquée sur sa subjectivité. En effet, elle est entièrement basée sur la perception humaine. Cela pose problème car chaque individu ne ressent pas les goûts, et donc la force du piment, de la même manière. Cela dépend du nombre de récepteurs de chaleur, de l’habitude de consommer des piments, et d’autres facteurs (comme par exemple le fait d’être fumeur, ce qui peut altérer la perception du piment) propres à chacun. En outre, le problème de l’adaptation sensorielle se pose. Quand nos récepteurs sont stimulés à de nombreuses reprises, ils s’adaptent et avec le temps nos sensations diminuent. C’est ce qu’il se passe quand un fumeur ne remarque plus l’odeur du tabac alors qu’elle est dérangeante pour un non-fumeur par exemple. Pour le test de Scoville, les récepteurs de chaleur de la bouche des goûteurs s’adaptent à la force du piment au fur et à mesure de l’expérience, en particulier parce qu’ils testent les préparations de la plus forte à la moins forte. Ils ne ressentent pas la force des dernières préparations comme ils ressentaient celle des premières. Différents laboratoires ont mené des expériences comme celle de Scoville, et leurs résultats varient jusqu&#039;à 50% à cause de ces problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des mesures plus fiables aujourd&#039;hui ==&lt;br /&gt;
[[File:HPLC.png|thumb|500px|Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les scientifiques ont donc cherché des méthodes plus fiables, ne dépendant pas de la perception humaine, pour estimer la force d’un piment. Aujourd’hui, la force des piments est mesurée grâce à la chromatographie en phase liquide à haute performance, ou CLHP. C’est une technique très utilisée en biochimie pour séparer les molécules dans un mélange. &lt;br /&gt;
Dans un tube en verre appelé colonne, on place l’échantillon dont on veut connaître la composition. Cet échantillon est préparé à partir d’une masse connue de piment séché, que l’on dilue la plupart du temps dans de l’éthanol (un alcool). Cette préparation est appelée « solution », c’est ce que l’on injecte au début de l’expérience dans la colonne. Les composés que l’on veut analyser sont appelés « solutés ». Dans la mesure de la force d’un piment, les solutés intéressants sont les capsaïcinoïdes. La solution est entraînée grâce à un liquide (appelé phase mobile) au travers d’un solide (appelé phase stationnaire). Ce solide est composé de grains de très petite taille. Chaque soluté de l’échantillon à analyser interagit différemment avec les phases mobile et stationnaire. En particulier, les solutés sont retenus inégalement par la phase stationnaire, selon leurs propriétés physiques et chimiques. Tous les solutés sont donc retenus durant des temps différents. Chaque soluté sort de la colonne après un temps qui lui est propre, appelé temps de rétention. Il passe alors dans un détecteur, dont le signal est enregistré et tracé en fonction du temps. La courbe obtenue s’appelle un chromatogramme. Le passage d’un soluté se lit sous la forme d’un pic sur le chromatogramme, et l’aire sous les pics permet de retrouver la concentration du soluté dans la solution de départ. A partir de cette concentration, on peut exprimer la proportion du soluté dans la solution. On l’exprime en partie par million (ppm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Echelle de Scoville.png|thumb|left|400px|Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ Note|On connaît la masse de piment au départ &amp;lt;math&amp;gt;m_{totale}&amp;lt;/math&amp;gt;, et le volume de la solution &amp;lt;math&amp;gt;V&amp;lt;/math&amp;gt;. Grâce au détecteur, on connaît la concentration d’un soluté &amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;. Cette concentration est reliée à la masse du soluté &amp;lt;math&amp;gt;m_{soluté}&amp;lt;/math&amp;gt; par la formule &amp;lt;math&amp;gt;C =  m_{soluté}/V&amp;lt;/math&amp;gt;. Il suffit donc de multiplier la concentration du soluté par le volume pour obtenir la masse du soluté. Enfin, on trouve la proportion du soluté dans la solution en ppm par la formule :&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;Proportion en ppm=  m_{soluté}/m_{totale} *10000000&amp;lt;/math&amp;gt;. &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs capsaïcinoïdes, il faut donc prendre en compte tous leurs pics sur le chromatogramme et calculer toutes leurs proportions. Dans le protocole chimique le plus répandu pour mesurer la force d’un piment, les phases mobile et stationnaire utilisées permettent d’obtenir trois pics sur le chromatogramme. Un pic correspond aux pigments (les molécules qui donnent la couleur) du piment, un pic correspond à la capsaïcine et un autre pic correspond à la dihydrocapsaïcine qui est un autre type de capsaïcinoïde. La force du piment est alors calculée de la sorte : Force du piment (en ppm) = Proportion de capsaïcine + 0,82 * Proportion de dihydrocapsaïcine. On peut convertir cette proportion en SHU en la multipliant par 16.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Note |[[File:chromato_piment.png|thumb|right|300px|Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine.]] On peut associer un soluté à un pic de deux manières. La plus simple est de comparer le temps de rétention du soluté avec les temps de rétention connus. Des mesures ont été effectuées avec les mêmes phases stationnaire et mobile, en partant de composés purs. On obtient donc leur pic caractéristique, à un certain temps de rétention. On peut alors se référer à ces valeurs pour identifier les pics du chromatogramme. La deuxième manière d’identifier les pics est de déterminer de quelle molécule il s’agit grâce à un spectromètre. Il s’agit de faire passer de la lumière à travers le composé à identifier, pour mesurer comment il absorbe la lumière. Chaque composé absorbe des rayonnements différents, ce qui permet de l’identifier. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette méthode est beaucoup plus fiable que le test organoléptique, et elle permet en plus de tester la force de substances trop fortes pour être goûtées par l’Homme, comme des capsaïcinoïdes purs. Par exemple, au sommet de l’échelle de Scoville on trouve aujourd’hui une molécule qui se situe à plus de 15 milliards SHU, la résinifératoxine. Elle provient de la résine d’une plante marocaine, et peut provoquer de graves brûlures chimiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie/Webographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K.V.PETER : Handbook of Herbs and Spices. Disponible sur internet : &amp;lt;https://books.google.fr/books?id=P4FwAgAAQBAJ&amp;amp;pg=PA127&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARRY-JESTER, Anna Maria : Rating Chili Peppers On A Scale Of 1 To Oh Dear God I’m On Fire.Disponible sur internet : &amp;lt;https://fivethirtyeight.com/features/rating-chili-peppers-on-a-scale-of-1-to-oh-dear-god-im-on-fire/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HENRICHON, Susan J. : Examples of Sensory Adaptation. Disponible sur internet : &amp;lt;https://sciencing.com/examples-sensory-adaptation-14224.html&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Académie de Nancy-Metz : CHROMATOGRAPHIE LIQUIDE HAUTE PERFORMANCE (HPLC). Disponible sur internet : &amp;lt;http://www4.ac-nancy-metz.fr/physique/liens/Jumber/pdf_chimie/HPLC.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLINS Margaret D., MAYER WASMUND Loide, BOSLAND Paul W.. Department of Agronomy and Horticulture, New Mexico State University, Las&lt;br /&gt;
Cruces, 1995: Improved Method for Quantifying&lt;br /&gt;
Capsaicinoids in Capsicum Using Highperformance Liquid Chromatography. Disponible sur internet : &amp;lt;https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<updated>2019-07-11T13:07:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine. Les pics ont été identifiés en comparant les temps de rétentions aux temps de réten...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Chromatogramme obtenu par CLHP d’un piment « Punjab ». Le pic (a) correspond aux pigments, le pic (b) à la capsaïcine et le pic (c) à la dihydrocapsaïcine. Les pics ont été identifiés en comparant les temps de rétentions aux temps de rétentions connus pour la capsaïcine et la dihydrocapsaïcine, et par spectrométrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/30/1/article-p137.pdf&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<updated>2019-07-11T13:06:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.

Source (modifiée) : http://www.interchim.com/blog_fr/2014/02/&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Séparation des composés d’un échantillon par chromatographie en phase liquide. Les composés sortent de la colonne à différents temps de rétention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source (modifiée) : http://www.interchim.com/blog_fr/2014/02/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Une échelle de Scoville simplifiée et illustrée&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<updated>2019-07-11T12:59:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.

Source: TPE Emma Szymoniak, Zélie Cont...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Solutions préparées selon le protocole de Scoville à partir de piments Caspicum Anuum vert et rouge, en vue d’un test organoleptique. Les solutions sont de plus en plus diluées de la droite vers la gauche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source: TPE Emma Szymoniak, Zélie Contour, Noémie Pilleux&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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		<updated>2019-07-11T12:51:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Noemie.pilleux : Représentations de la molécule de capsaïcine

https://fr.wikipedia.org/wiki/Capsa%C3%AFcine#/media/Fichier:Kapsaicyna.svg
https://fr.wikipedia.org/wiki/Capsa%C3%AFcine#/media/Fichier:Capsaicin-3D-vdW.png&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Représentations de la molécule de capsaïcine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Capsa%C3%AFcine#/media/Fichier:Kapsaicyna.svg&lt;br /&gt;
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		<author><name>Noemie.pilleux</name></author>
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